En janvier dernier, à l'issue d'un match de Coupe de la Ligue contre le PSG, Thierry Laurey a défrayé la chronique en tenant des propos étonnants au sujet de Neymar. Alors que le Brésilien venait de quitter le terrain sur blessure, l'entraineur de Strasbourg a indiqué que ce dernier avait le droit de se faire attraper à force de multiplier les provocations balles au pied. Des déclarations que beaucoup d'observateurs ont jugées comme choquantes.
Après cette conférence de presse s'en est suivi tout un tapage médiatique et beaucoup d'émissions ou débats télévisés consacrés à l'entraineur du Racing. Ce dernier ne s'en est pas peine plaint jusqu'ici mais dans une interview accordée à l'Equipe (à paraitre vendredi), il a fini par exprimer son ras-le-bol. "(C'est) Immérité, sûrement, parce que l'histoire est allée beaucoup trop loin. Démesuré peut-être, mais pas forcément au niveau journalistique parce que la presse a besoin de créer le buzz", a-t-il lâché.
En ironisant, Laurey a ensuite confié que le limogeage d'un de ses confrères lui a été salutaire : "Par miracle, Thierry Henry s'est fait écarter de Monaco vingt-quatre heures après. Il a repris la main ! (Rires) Je remercie Thierry pour ça, même si je suis malheureux pour lui car je l'apprécie beaucoup, mais, médiatiquement, il m'a sauvé".
"Tu ne peux pas mal parler à des gens qui font le même métier que toi"
Tout en déplorant le brouhaha qui a eu lieu, l'entraineur du Racing a assuré, et comme il l'avait déjà fait dans un entretien au Canal+, qu'il ne regrettait absolument pas les propos qu'il avait tenus : "Je respecte les gens. Encore une fois, je ne regrette pas ce que j'ai dit. Que certains veuillent me donner des cours de français sur la définition des mots "luxure" ou "attraper", cela me fait doucement rigoler, surtout quand ces personnes savent tout juste parler français. Le reste, chacun est libre de penser ce qu'il veut. Je ne prétends pas avoir raison, mais ce que j'ai dit, c'est ce que je ressens".
Laurey s'est même permis de remettre une couche sur Neymar, en affirmant que ce dernier prend ses adversaires de haut sur le terrain, et pas qu'à travers ses arabesques avec le cuir: "Tu peux te prendre la tête avec un joueur sur le terrain mais tu ne peux pas, de manière récurrente, mal parler à des gens qui font le même métier que toi. Je respecte trop les adversaires, mes joueurs, le jeu, le football pour pouvoir me comporter comme ça. Et je ne comprendrais pas que mes joueurs se comportent ainsi".


