Les arbitres français ont droit à de violentes critiques depuis l’entame de la saison. Elles sont parfois justifiées, mais elles ne plaisent pas à tout le monde. Des voix se sont élevées pour demander un peu plus de retenue et aussi de respect envers les hommes en noir. Dont celle de Laure Boulleau.
Boulleau remontée contre Kombouaré
L’ancienne joueuse, devenue consultante, a pris la parole lors de l’émission Canal Football Club dimanche. Elle a poussé un coup de gueule contre Antoine Kombouaré, l’entraineur de Nantes qui a traité le quatrième arbitre du match contre Nice de voyou.
« Dire que c'est un menteur et un voyou... Ces mots-là sont vraiment abusés, a-t-elle tonné. C’est vrai que parfois sur le terrain les mots peuvent dépasser les pensées (…) On leur demande ce communiquer, mais on leur manque de respect. C’est le serpent qui se mord la queue. Si le respect est là, il y aurait plus de pédagogie ».
Antonetti a défendu ses confrères
Présent sur le plateau de la chaine cryptée, l’entraineur Frédéric Antonetti a acquiescé, tout en demandant plus de compétence de la part des arbitres. « Ils influencent les résultats, c’est là où le bât blesse. Un bon arbitre n’influence jamais le résultat », a-t-il lâché.
Boulleau craint que l’attitude des coaches envers les arbitres n’impactent le comportement de leurs collègues qui officient dans les étages inférieures du football français. Là, où le cadre est un peu moins structuré et où toutes les dérives sont possibles. « Il y a un respect avec l’arbitrage et un comportement qui est différent par rapport aux autres sports, et ça se répercute au niveau amateur », a-t-elle confié.
Pour finir, Boulleau s’est tout de même montré indulgente envers les acteurs du jeu, avouant qu’elle aussi avait l’habitude de s’en prendre aux arbitres quand elle était encore active. « J’avais une vision en étant joueuse, mais aujourd’hui je n’ai plus la même ».
.jpg?auto=webp&format=pjpg&width=3840&quality=60)

