Ce n'est un secret pour personne, la Juventus Turin compte parmi les plus grands clubs européens. Véritable mastodonte à l'échelle nationale, l'équipe transalpine a vu passer de nombreux joueurs légendaires, tels que les Français Zinédine Zidane et Michel Platini. Mais depuis quelques années, la Vieille Dame a bien du mal à renouer avec sa gloire d'antan.
Une situation qui n'alarme pas Allegri...
Ces dernières années, la Juventus Turin s'est fait sortir de la Ligue des Champions par des équipes à sa portée : l'Ajax Amsterdam, l'Olympique Lyonnais, le FC Porto, et maintenant Villarreal, qui s'est largement imposé à l'extérieur mercredi soir (0-3). De quoi déclencher la colère des supporters, qui n'en peuvent plus d'être éliminés dans ces conditions...
Et le discours de Massimiliano Allegri, l'entraîneur de la Juve, ne risque pas d'apaiser leur colère. Et pour cause, après la désillusion, le technicien a refusé de parler d'échec, se disant fier de ses joueurs. "Parler d’échec, c’est intellectuellement malhonnête et je ne peux rien y faire. Je connais la valeur de l’équipe, j’ai les pieds sur terre et j’estime ce que j’ai entre les mains. On accepte cette défaite, mais je suis désolé, les garçons ont fait un super match et je ne peux rien leur dire. La déception est grande, pour eux et pour les supporters, mais c'est le football. Félicitations à Emery, il a fait le bon match", a-t-il confié en conférence de presse.
"Villarreal ne cherchait même pas à contre-attaquer"
"Pendant 75 minutes, l’équipe a bien fait les choses. En deuxième période, nous avions la maîtrise et ils nous ont surpris sur un contre. Malheureusement, parfois ça se passe bien et d'autres fois ça va mal. Ils étaient à neuf derrière le ballon et n'ont même pas essayé d’attaquer. Villarreal ne cherchait même pas à contre-attaquer, ils s'enfermaient derrière", a aussi analysé Massimiliano Allegri. Si Villarreal a en effet fait preuve d'un réalisme glacial, inscrivant trois buts sur ses trois seuls tirs cadrés, force est de constater que le score final est sans appel. Bref, pas sûr qu'un tel discours aide à éteindre l'incendie turinois...
