Sergio Ramos Farewell Florentino Perez Real MadridGetty Images

Jorge Valdano pas surpris par le départ de Sergio Ramos

C'est presque difficile à croire, tant il faisait partie des indéboulonnables de ce club, mais Sergio Ramos ne portera plus les couleurs du Real Madrid la saison prochaine. Après seize années de bons et loyaux services, le défenseur central et capitaine de la Maison Blanche a été contraint de dire adieu à son club de coeur. 

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Depuis plusieurs mois, les négociations pour une éventuelle prolongation de contrat se compliquaient. Au point de ne pas aboutir, donc. Vendredi, Florentino Perez, le président du Real Madrid, lui a souhaité bon vent, peinant à retenir son émotion. "Ce n'est pas une journée facile, car tu es spécial pour moi. Je te souhaite du bonheur et je veux que tu saches que ce sera toujours ta maison (...) Seize ans se sont écoulés et tu as eu l'une des carrières les plus spectaculaires de l'histoire de notre club. Tu es arrivé presque enfant et je suis extrêmement fier de ce que tu as accompli", a ainsi confié le dirigeant espagnol, lequel a pourtant été très ferme dans ce dossier.

"Impossible de dire au revoir à une légende de manière saine"

En effet, selon Jorge Valdano, ancien entraîneur et directeur sportif du Real Madrid, Florentino Perez jouait sa réputation dans ces négociations. "Florentino Perez sait qu'à chaque négociation, il joue sa crédibilité pour l'avenir, et il l'a encore montré. C’est sa façon de gérer le club. Florentino est malin, il sait où est le risque et où est l'opportunité… Quand quelque chose l'intéresse il peut être très généreux, mais quand il tient tête, il tient tête. Sur ce point, il ne rigole pas", a-t-il affirmé, sur Onda Cero.

Selon lui, rien n'est allé dans le sens de Sergio Ramos ces derniers mois, rendant impossible sa prolongation de contrat. "Tout ce qui s'est passé au cours des six derniers mois était contre Ramos. Les blessures, la signature d'Alaba, le niveau de Militao… Tout cela a affaibli sa position dans la négociation", a estimé Jorge Valdano.

"Ramos a 35 ans. S'il part trop tard, ça pourrait affecter son prestige. S'il part trop tôt, ça laissera l'impression que son départ est trop brutal. C'est presque impossible de dire au revoir à une légende de manière saine. La meilleure façon de le faire, c’est ce qui s'est passé jeudi", a enfin confié l'Argentin. Une page se tourne à Madrid.

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