Des rapports de presse ont révélé que le président français Emmanuel Macron a joué un rôle dans le durcissement de la position de la Fédération française de football à l'égard du projet que le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, cherchait à lancer, à savoir la création d'une société commerciale rattachée à la FIFA et ouverte aux investisseurs du secteur privé, avant qu'il ne soit récemment abandonné face à une vaste vague d'objections.
Selon le journal L'Équipe, Macron a encouragé le président de la Fédération française de football, Philippe Diallo, à adopter une position plus ferme face au projet, après que ce dernier l'avait d'abord qualifié de « projet préoccupant ».
Le journal a rapporté, citant une source au fait du dossier, que Diallo avait reçu un soutien direct pour durcir son ton, précisant que « le président de la République l'a encouragé à s'engager avec davantage de force dans cette bataille », après que sa première position avait été jugée moins tranchée que prévu.
Cette initiative est intervenue à un moment où l'opposition européenne au projet s'intensifiait, l'Union des associations européennes de football ayant menacé de boycotter la Coupe du monde si la FIFA poursuivait la mise en œuvre de son plan, à l'issue d'une réunion d'urgence consacrée à l'examen des retombées de cette proposition.
La Fédération française de football a affirmé que Diallo avait joué un « rôle central » dans la coordination des positions avec ses homologues européens et avec le président de l'Union des associations européennes de football, dans le cadre des efforts visant à faire échouer le projet.
À lire aussi :
L'UEFA à Infantino : votre démission ou le vote de votre destitution !
Les rapports ont également indiqué que Macron avait, de son côté, pris contact avec Infantino, insistant sur la nécessité de préserver l'unité du football mondial.
Dans un développement remarquable, Diallo est passé du statut de soutien attendu d'Infantino, qui se prépare à disputer l'élection à la présidence de la FIFA prévue en mars 2027, à celui de partisan d'une « transformation profonde » du système de gouvernance au sein de la fédération internationale.
La Fédération française a précisé que son président estimait que la FIFA devait respecter les plus hauts standards d'intégrité et de transparence, considérant que ces standards « ne sont plus suffisamment présents » à l'heure actuelle.
Ces développements interviennent à un moment où les appels se multiplient au sein de plusieurs fédérations nationales, aux côtés de l'Union des associations européennes de football, pour mettre fin au mandat d'Infantino, notamment après l'échec de son dernier projet d'investissement, qui l'a poussé à intensifier ses démarches en quête d'un soutien public avant les prochaines élections.
Infantino occupe la présidence de la Fédération internationale de football depuis 2016, après avoir été réélu pour deux nouveaux mandats en 2019 et 2023.



