L’Olympico aura bien lieu au Vélodrome et ce, le 06 décembre prochain. C’est ce qu’a décidé la Ligue de Football Professionnel, réunie en instance jeudi dernier. Une décision qui rend furieux les Lyonnais, ces derniers ne souhaitant plus jouer la rencontre à Marseille. Et, ils seront prêts à prendre une énorme décision pour pouvoir se faire entendre.
Lyon ne comprend pas les décisions de la Ligue
En conférence de presse ce vendredi, l’entraîneur de L’OL, Fabio Grosso avait déploré l’absence de sanction contre l’OM et la reprogrammation du match à Marseille. Présent également face aux journalistes, Corentin Tolisso a aussi eu des mots forts à l’endroit de la LFP. « Je ne comprends pas l'absence de sanction. C'est une décision qui n'est pas réfléchie. Je ne sais pas si on se rend compte que notre coach a failli perdre un œil, je trouve fou qu'il n'y ait aucune sanction. J'ai vraiment eu peur depuis l'intérieur du bus », a-t-il notamment déclaré.
L’OL ne retournera pas au Vélodrome
Du côté des dirigeants, le mot d’ordre est le même. L’OL n’accepte pas cette décision. Le directeur général adjoint des Gones, Vincent Ponsot, ne s’est pas fait prier pour le faire savoir. Face à la presse, il va d’abord dédouaner le staff et les joueurs de l’OM. « Même si on estime que Marseille aurait pu faire beaucoup mieux, les joueurs et entraîneurs de Marseille n’y sont pour rien et se sont comportés de manière exemplaire », avoue-t-il. Ensuite, Vincent Ponsot enchaîne avec la décision du club de ne pas jouer à Marseille. « On veut que la sécurité des joueurs et de notre staff soit garantie. Aujourd’hui, au vu de ce qu’il s’est passé, de ce qu’on peut lire, on ne veut pas jouer à Marseille, on veut jouer sur un terrain neutre ou qu’on nous propose autre chose. Nous serons inflexibles à ce sujet, nous voulons que des mesures soient prises », déclare-t-il, furieux que son club n’ait pas eu gain de cause auprès de la LFP.
Vincent Pinsot n’épargne pas la LFP
Le directeur général adjoint de l’Olympique Lyonnais n’a pas manqué également d’adresser un message à la LFP, coupable selon lui, de mauvaises appréciations. « La Ligue exige trois choses : l'interdiction des supporters de l'OL, un bus mieux sécurisé avec double vitrage et anti-blast, et de choisir notre hôtel en concertation. C'est donc de notre faute. Un entraîneur a failli perdre un oeil et la seule leçon, c'est que nous, l'OL, on doit faire les choses autrement. Si le message est tout ce qui se passe en dehors du stade n'a aucune conséquence, il faudra l'assumer derrière », conclut Vincent Ponsot.
