Si David Ginola n'a jamais digéré le coup de sang de Gérard Houiller, qui avait déclaré que l'ancien milieu offensif avait fait "un crime contre l'équipe" en ratant un centre amorçant une contre-attaque fatale de la Bulgarie en qualifications pour le Mondial 1994, l'ancienne gloire du PSG a fait un pas envers son ex-sélectionneur. A sa façon.
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Dans des propos accordés à L'Equipe, David Ginola n'a pas esquivé le sujet, même s'il n'a pas prononcé le nom d'Houiller. "Avec le recul... Je pense qu'à un moment donné de sa vie, quand on a vécu certaines choses et qu'on arrive à 50 ans (...) Peut-être que la personne avec laquelle je ne serais jamais allé boire un verre il y a 10 ou 15 ans, aujourd'hui, j'irais boire un verra avec cette personne pour lui demander pourquoi. Le verre il n'est pas obligé de finir dans la gorge ? On est bien d'accord ? Quand on est impulsif et qu'on est quelqu'un du sud, selon la réponse ça peut voltiger on est bien d'accord ? Ok. Je pense que je n'ai pas besoin de mentionner le nom".
David Ginola est aussi revenu sur la victoire des Bleus à la Coupe du monde 1998. Une autre blessure dans sa carrière, alors qu'il avait été écarté avant la liste, comme Eric Cantona, par Aimé Jacquet. "Le 12 juillet 1998, c'était juste magnifique, avec tout ce qui s'est passé derrière. Les Champs-Elysées, envahis par des milliers de spectateurs. Et puis le sentiment qu'on mavait aussi volé mon rêve. J'étais aussi partagé et mitigé par rapport au fait que ce moment-là était difficile... La musique 'la, la la, la, la', quand on la passe je m'en vais".
