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Gianni Infantino convoque une réunion de crise de la FIFA

Gianni Infantino a convoqué de hauts responsables de la FIFA à une réunion de crise au Maroc. Selon The Times, le président de la FIFA, très vivement critiqué, tente lors de cette réunion à Rabat de rétablir le calme au sein de l’instance mondiale du football. En effet, l’opposition à sa politique ne cesse de croître, non seulement à l’extérieur, mais aussi au sein même de la FIFA.

La crise tourne en grande partie autour du plan d’Infantino, désormais retiré, visant à créer une nouvelle entreprise commerciale avec FIFA Forward Enterprise. Les droits commerciaux autour de la Coupe du monde et de la Coupe du monde des clubs, entre autres, devaient y être logés, après quoi une partie pouvait être vendue à des investisseurs privés. La proposition s’est heurtée à une énorme résistance et a même conduit à des menaces de boycott. Au sein de la FIFA aussi, le soutien s’est révélé limité, écrit The Times.

S’y ajoute désormais une lourde accusation venue de Jordanie. Le prince Ali bin al-Hussein, président de la fédération jordanienne de football et ancien candidat à la présidence de la FIFA, accuse la direction de la FIFA de « chantage ». Selon lui, pendant la Coupe du monde, il a été suggéré qu’un soutien à la réélection d’Infantino pourrait aider à résoudre plusieurs problèmes que la fédération jordanienne avait soumis à la FIFA.

« Pendant des mois, la FIFA a refusé de nous aider sur ces dossiers et sur d’autres », affirme Ali. Pendant la Coupe du monde, il lui aurait ensuite été dit oralement qu’exprimer son soutien à Infantino « aiderait grandement » à répondre favorablement à la fédération jordanienne. « Nous ne l’avons pas soutenu auparavant et nous ne le ferons certainement pas maintenant. Toute cette situation s’apparente à du chantage et nous refusons d’y céder. »

La Jordanie avait notamment demandé l’aide de la FIFA en raison de problèmes de visas américains pour ses supporters, de questions fiscales liées à sa participation à la Coupe du monde et de primes de la FIFA Arab Cup 2025 qui n’avaient pas encore été versées. Les accusations venues de Jordanie accentuent la pression sur Infantino, à un moment où sa position est déjà fragilisée par l’échec de son plan d’investissement.

Arsène Wenger aussi a désormais pris clairement ses distances avec le déroulement des événements. L’ancien manager d’Arsenal est un important dirigeant de la FIFA en tant que Chief of Global Football Development, mais il affirme n’avoir rien su de ce plan controversé. « Je n’ai pas été impliqué dans ce plan stratégique et j’en ai entendu parler pour la première fois à travers des informations dans les médias. » Wenger qualifie le retrait des plans d’« absolument nécessaire ». Le secrétaire général de la FIFA, Mattias Grafström, a lui aussi exprimé en interne des critiques sur les récents événements.

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