L'attaquant irakien Aymen Hussein a été longuement interrogé à son arrivée à l'aéroport O'Hare de Chicago, selon un responsable de la fédération irakienne. Cette dernière a vivement critiqué la FIFA sur X.
Selon cette source, l’attaquant a été retenu et interrogé pendant près de sept heures à l’aéroport. Le photographe de l’équipe, Talal Salah, s’est vu refuser l’entrée aux États-Unis.
Selon cette même source, le téléphone du joueur a été examiné dès son arrivée. « Le photographe de l’équipe, Salah, a été retenu plus de dix heures, a subi des contrôles similaires sur son téléphone et s’est finalement vu refuser l’entrée aux États-Unis », a-t-elle ajouté.
Selon l’agence Reuters, l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) et le ministère de la Sécurité intérieure n’ont pas encore répondu aux demandes de commentaires.
Dans un communiqué musclé publié samedi, la fédération irakienne a ironisé : « Bravo à la FIFA d’avoir attribué la Coupe du monde à un pays capable de retenir sept heures un joueur dont la seule actualité, hors des terrains, est sportive. »
« Lorsque le meilleur buteur de l’Irak, qui s’est qualifié pour le plus grand événement sportif au monde, est accueilli comme un suspect, on ne peut s’empêcher de se demander quel traitement réservera-t-on à certaines équipes, comme l’Iran, et à leurs supporters », écrit la fédération sur X.
Elle rappelle aussi le Mondial au Qatar, longtemps passé au crible : « Pendant des années, chaque détail de l’organisation qatarie a été disséqué, commenté, critiqué. J’espère que les États-Unis subiront le même niveau de contrôle et d’attention médiatique. Bravo, Monsieur Infantino. »



