Spain Vs ItalyGoal/Getty

Euro 2020 : Lizarazu dévoile sa préférence parmi les quatre demi-finalistes

L'Euro 2020 a été plein de surprises jusqu'ici, pour autant, aucun des quatre demi-finalistes n'a volé sa place dans le dernier carré de la compétition. Tous ont mérité d'être là et ont fait vibré les supporters de leurs pays et les observateurs à leur manière. Néanmoins, une équipe se dégage depuis le début de la compétition : l'Italie. Dans les colonnes de L'Equipe, Bixente Lizarazu a fait le point sur les quatre équipes encore en course, donnant sa préférence à la Squadra Azzurra.

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"L'Italie, c'est l'équipe qui me plaît le plus dans ce tournoi. L'Italie, c'est un football généreux, offensif et total. Elle n'a pas perdu son ADN défensif avec la paire Chiellini-Bonucci mais, à côté de ça, elle est hyper joueuse, avec son trio complémentaire Verratti-Jorginho-Barella au milieu, auquel on peut ajouter Locatelli, très bon au début du tournoi. Grâce à ce milieu super technique, l'Italie arrive à maîtriser le tempo du match. En attaque, Immobile, Berardi, Chiesa et Insigne offrent des possibilités multiples. Bien sûr, il n'y a pas un Kane ou un Lukaku en pointe mais les grs bossent tous pour le collectif", a avancé l'ancien latéral des Bleus.

"C'est l'équipe que je trouve la plus impressionnante athlétiquement. Elle ne semble pas avoir de coup de fatigue et arrive à maintenir une grosse intensité tout au long du match. Dès la perte de balle, ses joueurs peuvent enchaîner avec un pressing impressionnant qui étouffe leurs adversaires. Avec Roberto Mancini à sa tête, l'Italie est l'équipe où l'on ressent le plus l'influence de l'entraîneur, tant par l'état d'esprit que par sa philosophie de jeu", a ajouté le consultant pour TF1.

"Et si le Danemark éliminait les Anglais à Wembley ? L'histoire serait dingue"

Mason Mount England Andreas Christensen Denmark(C)Getty Images

Bixente Lizarazu a été agréablement surpris par la montée en puissance de la Roja, adversaire de l'Italie : "Après son premier match sans rythme contre la Suède, je n'imaginais pas la Roja monter en puissance comme ça. Après avoir tâtonné, Luis Enrique a dégagé une structure d'équipe claire. Sur le plan défensif, la titularisation d'Azpilicueta a sécurisé l'équipe. Avec Busquets, Koke, Pedri, le milieu est très bon, dans la tradition des milieux espagnols et il y a encore Thiago Alcantara sur le banc... On compare déjà Pedri à Iniesta, à 18 ans, c'est l'une des grandes révélations du tournoi. (...) Si l'Espagne est toujours bonne dans la possession, Luis Enrique a ajouté plus de verticalité et de vitesse. Sans Ramos, c'est lui le leader de cette équipe. Il a réussi à fédérer ses joueurs et a su faire les changements qui ont permis à l'Espagne de progresser".

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De l'autre côté du tableau, le champion du monde 1998 considère que l'Angleterre est dans une situation parfaite pour aller au bout : "Jusqu'à présent, l'Angleterre n'a eu qu'un seul match référence, contre l'Allemagne, car l'Ukraine était vraiment trop faible. Mais les Anglais ont une défense qui n'a pas encore encaissé de but, avec un trio formé par Walker, Maguire et Stones au top dans ce tournoi. En attaque, celui qui fait la différence, c'est Sterling. Il est en pleine confiance et à l'origine de presque toutes les attaques. Il porte une attaque aux talents multiples, qui n'a pourtant pas encore exploité tout son potentiel. Et comme Kane se remet à marquer, tu te dis que si l'attaque progresse encore ça va faire très mal. Le fait d'être restés au frais en Angleterre, d'avoir joué presque tous leurs matches à domicile, leur a permis de mieux gérer leur temps de récupération. Ce sera un atout précieux pour la suite".

Néanmoins, Bixente Lizarazu adorerait voir le Danemark jouer les troubles-fêtes : "Le Danemark, c'est mon coup de coeur, comme pour beaucoup. Ce qui leur est arrivé avec Eriksen est tellement traumatisant... C'est incroyable qu'ils aient résisté à tout cela. Mais ils ont su en tirer une force incroyable. Donc c'est une équipe qui n'a plus peur de rien. Ce sont des survivants, portés par une énergie qui vient d'ailleurs et qui peut les amener à vivre une aventure encore plus exceptionnelle. Ce n'est pas la même histoire qu'en 1992 mais ils doivent forcément y penser. Et s'ils éliminaient les Anglais à Wembley ? L'histoire serait dingue".

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