Didier Deschamps FranceGetty Images

Equipe de France, Deschamps explique sa méthode

C'est dans un climat de polémique que Didier Deschamps a accordé un entretien à BeIN Sports, ce jeudi. Le sélectionneur de l'équipe de France n'est pas revenu sur cette actualité, mais s'est attardé sur sa carrière et sa méthode de travail. Extraits.

"J'ai aussi connu l'échec"

Interrogé sur cette culture de la gagne qui accompagne son image, Deschamps a reconnu avoir également eu quelques coups durs. "On pense que je n’ai eu que des caviars mais ce n’est pas le cas. J’ai connu l’échec en 1992, j’ai connu deux non-qualifications en 1990 et 1994. Cela m’a permis de me construire aussi (...) Je n’ai peur de rien. Je ne me prépare pas à l’échec, je ne suis pas comme cela. Je mets toute mon énergie pour que ça se passe du mieux possible. Après je suis dans le sport, ce n’est pas une science exacte", a t-il expliqué.

"Je ne peux pas entraîner un joueur sans un minimum d'affinités"

Interrogé sur sa relation avec les joueurs, le sélectionneur de l'équipe de France reconnait entretenir une vraie proximités avec ses troupes. "Je suis très tactile, après je ne le fais pas parce que vous êtes là. J’ai une proximité avec les joueurs, une relation de confiance. Quand je dois être dur avec eux ce n’est pas pour me faire plaisir, c’est pour les faire réagir Avec l’âge, il y a l’expérience, on s’assouplit. J’avais tendance à monter vite dans les tours durant mes premières années. Je suis convaincu aujourd’hui qu’il faut toujours mesurer ses paroles à chaud". 

"Hugo Lloris est avisé quand il y a des choses importantes"

Un point de vue amenant une question inévitable. Faut-il aimer ses joueurs ? "Aimer, oui. Aimer c’est très fort. Mais je ne peux pas entraîner un joueur ou avoir une relation de confiance s’il n’y a pas un minimum d’affinités", a reconnu Deschamps. "Aimé Jacquet prenait ses décisions et en tant que capitaine il m’en affirmait. Quand il y a des choses importantes, Hugo Lloris est avisé oui, quelques autres joueurs aussi, ça me semble logique"

Didier Deschamps FranceGetty Images

"Améliorer les points faibles, mais surtout jouer sur les points forts"

Confirmant être "très pragmatique quand (il) pense qu’un joueur peut apporter en équipe de France", Didier Deschamps a aussi évoqué ses causeries. Un rituel particulier. "Une causerie ? C’est un peu de tout. Il y a l’aspect purement terrain. On peut toujours améliorer ses points faibles mais c’est surtout jouer sur ses points forts. Et puis après il y a différents angles (…) L’important est de ne pas avoir une voix monocorde. Il y a des hauts, des bas, des leviers à activer. Je ne prépare pas longtemps en avance".

"Lass a été honnête"

Enfin, le sélectionneur des Bleus est revenu sur le forfait de Lassana Diarra, contrait de tirer un trait sur cet Euro, mardi, et remplacé par Morgan Schneiderlin. "Lass a un problème à un genou depuis plusieurs mois. On a fait en sorte d’aller jusqu’au bout pour qu’il se sente à l’aise. Il a fait 45 minutes contre le Cameroun. Le lendemain, son genou a réagi. Lass est quelqu’un d’honnête, ce n’est pas évident d’avouer qu’on n’est pas à 100% de ses moyens. J’ai pris la décision dans la soirée de ne pas le garder parmi nous et de le remplacer par Morgan Schneiderlin". 

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