L'Espagnol Luis Enrique, entraîneur du Paris Saint-Germain, a adressé un message fort à sa star Ousmane Dembélé, après avoir décidé de le remplacer à la mi-temps de la confrontation face à Rennes, alors même que le club parisien était mené de deux buts à zéro, une décision qui reflétait son mécontentement quant à la prestation de son attaquant durant la première période de la rencontre.
La décision d'Enrique est intervenue après que Dembélé s'est montré loin de son niveau, poussant l'entraîneur espagnol à lancer la nouvelle recrue Ferran Torres à sa place, tandis qu'il faisait entrer Mika Godts en lieu et place de Khvicha Kvaratskhelia, en quête d'un changement de physionomie de l'équipe après une première période catastrophique.
La réponse de Torres à la décision de son entraîneur ne s'est pas fait attendre, puisque l'attaquant espagnol a réussi à inscrire un doublé lors de sa première apparition avec le Paris Saint-Germain, menant l'équipe à revenir dans la rencontre et à arracher le match nul 2-2 face à Rennes, alors que les Parisiens étaient menacés de quitter la partie sur une défaite surprise.
La décision d'Enrique de sortir Dembélé en particulier a suscité l'intérêt de l'émission « After Foot » sur la radio « RMC », où les analystes ont estimé que l'entraîneur espagnol avait adressé un message au ton ferme à ses joueurs, à savoir que leurs noms et leur statut au sein de l'équipe ne les protégeront pas s'ils n'affichent pas le niveau requis.
Walid Acherchour, analyste de l'émission, a déclaré : « Nous avons assisté à une nouvelle décision d'un grand entraîneur, puisqu'il a remplacé le Ballon d'Or, et peut-être le futur Ballon d'Or, à la mi-temps, pour être récompensé par un match nul 2-2. Une gestion remarquable de Luis Enrique. »
Acherchour a expliqué que la décision de remplacer Dembélé et Kvaratskhelia, au moment où le Paris Saint-Germain était mené de deux buts, confirme qu'Enrique n'accorde à aucun joueur une immunité en raison de son nom ou de son statut, soulignant que l'entraîneur espagnol voulait adresser un message clair à ses éléments cadres : le relâchement ne sera pas toléré.
Il a poursuivi : « Quand la prestation de Kvaratskhelia et de Dembélé est totalement en dehors de leur niveau en première période, puis en seconde période, et que tu es mené de deux buts à zéro, tu fais entrer Ferran Torres et Mika Godts, alors tu adresses un message : le plus important n'est pas le statut, et si tu n'es pas au meilleur de ta forme, tu es hors de la compétition. »
Enrique lui-même avait affirmé après la rencontre que sa décision n'était pas dirigée contre Dembélé ou Kvaratskhelia sur le plan personnel, mais s'inscrivait dans sa philosophie qui impose à tous les joueurs de prouver leur disponibilité de manière continue, déclarant : « Le Paris Saint-Germain n'a rien gagné. Si tu te concentres sur ce que tu as gagné auparavant, tu ne gagneras rien. »
L'entraîneur espagnol a ajouté : « Le plus important est qu'il n'y ait pas de place pour le relâchement. Tu dois montrer chaque jour, à chaque séance d'entraînement et à chaque match, que tu es prêt, sinon il est facile de se relâcher. Nous cherchons toujours à gagner, et pour gagner en permanence, tu dois sortir de ta zone de confort. »
Les changements d'Enrique ne se sont pas arrêtés à la ligne offensive, puisqu'il a procédé à d'autres remplacements au milieu de terrain, faisant entrer Fabián Ruiz à la place de João Neves, avant de lancer Beraldo à la place de Vitinha, des changements qui ont contribué à donner au Paris Saint-Germain une personnalité différente durant la seconde période, et à revenir d'un retard de deux buts au match nul.





