Le Slovène Aleksander Ceferin, président de l'Union européenne de football, a tranché quant à sa position sur les élections à la présidence de la Fédération internationale de football « FIFA », prévues en mars prochain, affirmant qu'il n'entendait pas se présenter au poste, malgré ses profonds désaccords avec l'actuel président Gianni Infantino, dans un développement qui laisse la course ouverte à un autre concurrent dont l'identité n'est pas encore connue.
Ceferin a déclaré, lors d'un entretien avec le podcast britannique « The Rest Is Politics », qu'il n'était pas intéressé par la présidence de la FIFA, affirmant son attachement à son travail au sein de l'Union européenne de football, qu'il préside depuis 2016.
Il a expliqué : « Je ne suis pas intéressé » par la présidence de la FIFA, ajoutant que sa crédibilité en tant que l'un des principaux opposants à Infantino serait plus grande s'il ne cherchait pas personnellement à obtenir le poste.
La position de Ceferin est liée à la crise croissante entre l'Union européenne de football et Infantino, en particulier après la polémique suscitée par les projets du président de la FIFA visant à ouvrir la Fédération internationale aux investisseurs, ce qui a entraîné une montée de l'opposition européenne à son encontre.
L'UEFA avait menacé de boycotter toutes les compétitions de la FIFA, y compris la Coupe du monde, avant que le projet controversé ne soit retiré. Toutefois, la position de l'Union européenne concernant le maintien d'Infantino n'a pas changé.
Ceferin a affirmé que le premier scénario consistait en ce qu'Infantino prenne conscience qu'il ne dispose pas d'un soutien suffisant pour être réélu, tandis qu'il pourrait choisir de se présenter aux élections. Dans ce cas, le président de l'UEFA s'attend à l'apparition d'un candidat concurrent, mais il a reconnu qu'il ne connaissait pas encore l'identité de ce candidat.
Des rapports médiatiques indiquent la possibilité que le Canadien Victor Montagliani, président de la Confédération de football d'Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes « CONCACAF », entre dans la course pour affronter Infantino, dans un contexte de rapprochement entre les fédérations opposées au président de la FIFA, en tête desquelles l'UEFA, la CONCACAF et la Confédération asiatique de football.
En revanche, Infantino a répondu aux critiques qui lui sont adressées en insistant sur la nécessité de travailler au développement du football dans l'ensemble des fédérations membres, au nombre de 211, et de réduire l'écart entre les grandes nations et le reste du monde.
Ceferin n'a pas manqué l'occasion de répondre au discours d'Infantino, estimant que les propos de la FIFA sur une « Europe arrogante » ignorent le fait que l'actuel président de la Fédération internationale est lui-même européen, et qu'il est par ailleurs parvenu à son poste grâce au soutien de l'Union européenne de football.
Les élections à la présidence de la FIFA doivent se tenir en mars 2027 dans la ville marocaine de Rabat, tout candidat devant obtenir la majorité des voix des fédérations membres, au nombre de 211, tandis qu'Infantino demeure jusqu'à présent le seul candidat officiellement déclaré. Élections au Maroc : Ceferin tranche sur une candidature contre Infantino

