« J’ai eu de la chance. Cela aurait pu être bien, bien pire », a déclaré à la New York Times le fils du champion du monde allemand 1990 Jürgen Klinsmann : « Ne plus jamais rejouer au football, ne plus jamais pouvoir marcher. »
Le 18 avril, lors du match de Serie B de son AC Cesena sur le terrain de l’US Palermo (0-2), il était entré en collision avec un adversaire. Klinsmann, 29 ans, a subi une fracture de la première vertèbre cervicale, mais est malgré tout resté sur le terrain pendant les dernières minutes de la rencontre. Ses défenseurs centraux se sont alors seulement fait des passes pour qu’il n’ait plus à intervenir.
Il a d’abord pensé à une commotion cérébrale ou à un coup du lapin, a raconté Klinsmann. « Mais ensuite, les muscles de ma nuque se sont affolés pour me protéger de quelque chose. » S’il avait encore réalisé un arrêt, a dit Klinsmann, « je ne sais pas si je m’en serais sorti ». Sur les conseils de son père, il a aussi subi à Heidelberg une opération compliquée et « très risquée » - elle s’est déroulée avec succès.
Après quelques jours, Jonathan Klinsmann pouvait déjà remarcher. En revanche, il n’existe « aucun calendrier » concernant son retour dans les buts, a-t-il expliqué. La vertèbre doit d’abord se ressouder complètement, puis les vis seront retirées. Un retour réaliste se situerait pour la saison 2027/28. Sans cette blessure, Klinsmann aurait fait partie de l’équipe des États-Unis pour la Coupe du monde à domicile.
