Maintenant que Ronald Koeman quitte son poste de sélectionneur, la KNVB cherche un successeur à la hauteur. Dans le podcast Kick-Off, Valentijn Driessen écarte d’emblée un candidat de premier plan.
« Je pense que la KNVB ne voit tout simplement pas Bosz à ce poste. Sinon, elle aurait déjà pris contact avec lui », commence Driessen. « On lui aurait alors dit en janvier : “Nous ne savons pas comment les choses vont évoluer avec Ronald Koeman. Mais tu es bel et bien un candidat.” »
Le responsable de la rubrique football du journal De Telegraaf poursuit son argumentation. « J’ai également entendu dire quelque part que Bosz était un entraîneur de transition. Tout comme Arne Slot au Feyenoord, il a remis le PSV sur les rails dès sa première saison. Et ils ont pratiqué un football formidable. »
« On lui objectera : vous disposez de très peu de temps, vous voyez les joueurs seulement par intermittence et les séances sont rares. Mais Bosz, fort de son expérience, est capable d’imposer rapidement sa vision à l’équipe nationale, tout comme Koeman l’avait fait en seulement deux entraînements. »
Mike Verweij rappelle son passage à l’Ajax : « À l’entraînement, on travaillait sans relâche pour ancrer des schémas. Pas de pause entre les exercices, car il n’y en a pas non plus en match. C’est très intensif. Et il est sur le terrain tous les jours avec les joueurs. »
Or, en tant que sélectionneur, ce n’est pas possible », explique Verweij, qui souligne la différence entre les deux rôles. « Beaucoup d’internationaux ont encore joué dimanche. On ne peut pas s’entraîner à fond. Il y a beaucoup de choses à clarifier lors des séances, des réunions et des entretiens individuels. Je pense que Bosz est à sa place dans un club, et moins adapté au poste de sélectionneur. Mais si on ne lui donne pas cette chance, il ne pourra jamais prouver qu’il est bel et bien à la hauteur. »
Bosz a mené le PSV à trois titres de champion consécutifs et lui a assuré une participation annuelle à la Ligue des champions. Il a prolongé son contrat à Eindhoven plus tôt cette année, jusqu’au 30 juin 2028.
