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DNCG : Bordeaux rétrogradé administrativement en National 1

Ce mardi 5 juillet, les Girondins de Bordeaux jouaient leur avenir devant la commission d'appel de la DNCG de la FFF.

Relégué en Ligue 2 à la suite d'une saison catastrophique sur le plan sportif, Bordeaux risquait également une rétrogradation en National 1 en raison de l'état désastreux de ses finances.

Le club bordelais doit en effet encore 50 millions à ses créanciers et 15 millions d'euros à la métropole bordelaise pour l'étalement du loyer du stade Matmut Atlantique.

Gérard Lopez, accompagné par son avocat Laurent Cotret et des autres membres de la direction du club ont été auditionnés de 14h30 à 16h00.

A leur sortie, les dirigeants bordelais n'ont pas souhaité s'exprimer ce qui n'augurait rien de bon.

Bordeaux relégué en National 1…

Le verdict de la DNCG est finalement tombé peu avant 18 heures et il a été sans pitié pour les Girondins. Le club est rétrogradé administrativement en National 1, confirmant la décision prise en première instance le 14 juin dernier.

Gérard Lopez avait pourtant présenté un plan de sauvetage qui reposait sur quatre points, comme le révèle nos confrères de Sud-Ouest : augmentation de capital de 10 millions d'euros via l'apport de Jogo Bonito, société de Gérard Lopez ; transfert de responsabilité de la moitié de la dette du club (soit 26 millions d'euros) vers Jogo Bonito ; récupération de l'intéressement sur le transfert d'Aurélien Tchouaméni (8,3 millions d'euros) promis l'an passé aux créanciers ; ligne de crédit à première demande de 14 millions d'euros en garantie si ce montant de ventes de joueurs n'était pas atteint.

La DNCG a rejeté ce plan de sauvetage malgré l'appui au dossier des Girondins d'une ordonnance de conciliation du Tribunal de Commerce de Bordeaux.

Deux recours à faire valoir mais le risque du dépôt de bilan…

Sud-Ouest précise que les Girondins peuvent encore avoir deux recours : un sur le plan sportif avec le CNOSF mais qui aurait peu de chance d'aboutir. Le deuxième en saisissant le juge des référés du Tribunal administratif pour tenter de faire suspendre la décision. En cas de décision favorable, le club serait réintégré en Ligue 2 comme le prévoit le règlement de la FFF.

Le hic, c'est qu'il existe un précédent qui a échoué avec Bastia, relégué de la même façon en Ligue 2 puis National 1 et qui n'avait pas reçu l'aval du juge des référés du Tribunal administratif en 2017.

Autre problème de taille : les faibles droits TV du National 1 et les faibles recettes concernant la billetterie pourrait entraîner tout simplement le club vers un dépôt de bilan. Si tel est le cas, la structure professionnelle du club sera dissoute et son équipe première repartirait, au mieux, en National 3 (la cinquième division)…

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