Johan Derksen estime que Feyenoord aurait dû laisser partir Anis Hadj Moussa à Al-Ittihad. Le transfert de l’ailier a capoté, car le club de Saudi Pro League ne souhaitait pas fournir de garantie bancaire. Feyenoord passe ainsi à côté d’un montant pouvant aller jusqu’à 42,5 millions d’euros.
« Je ne pense pas qu’on puisse retenir un garçon comme ça », juge Derksen lundi dans le podcast Groeten uit Grolloo. « Il reçoit une offre unique pour gagner 50 millions en cinq saisons là-bas. C’est impossible ici. »
« Et dans ton propre effectif, tu crées un joueur mécontent, frustré, qui se demande sans cesse : pourquoi m’ont-ils retenu ? Ils ne l’ont pas retenu parce que c’est un joueur exceptionnel, c’est un bon ailier droit. Mais pour orienter favorablement l’opinion publique », analyse Derksen avec du recul sur l’échec du transfert autour de Hadj Moussa.
Derksen poursuit : « Mais si un dirigeant comme ça recevait une offre d’Arabie saoudite, il serait déjà monté dans l’avion une heure plus tard. Mais un joueur comme ça, ils le retiennent. Et moi, je pense qu’on ne peut pas bloquer une amélioration de situation pour un employé. »
Son collègue podcasteur Henk Kuipers estime lui aussi que Feyenoord aurait dû vendre Hadj Moussa. « J’aurais alors gardé cet argent pour un recrutement hivernal. Que tu puisses ou non te passer de ce garçon. En hiver, il y aura une nouvelle vague d’achats. Au moins, tu aurais eu un peu d’argent. »
« Feyenoord dit maintenant qu’ils voulaient une garantie bancaire », reprend Derksen. « Et en Arabie saoudite, je crois qu’ils ne connaissent pas ce concept. Eux se disent : nous payons toujours nos factures. Et je comprends bien que Feyenoord veuille cette garantie bancaire, car c’est habituel dans les transferts. »
« Mais vu la manière dont cela a été réglé, ça va continuer à couver chez ce garçon », conclut Derksen dans son analyse de l’attaquant très commenté, qui portera donc pour le moment le maillot de Feyenoord.



