Georgios Donis a pris les rênes de la sélection saoudienne en sachant parfaitement que les supporters n'attendent pas un simple redressement des résultats, mais recherchent un nouveau visage pour la Saudi Arabia qui leur redonnerait le sentiment que l'équipe avance dans la bonne direction. Le technicien grec avait évoqué son désir de proposer une sélection dotée d'une identité offensive claire, après une longue période durant laquelle le caractère défensif avait dominé le style de jeu de la Saudi Arabia.
Mais la promesse portée par le début de l'ère Donis n'a pas trouvé sa concrétisation sur le terrain de la manière attendue par les supporters, d'autant que la sélection saoudienne n'a pas affiché lors de la Coupe du monde le niveau offensif escompté, continuant à présenter une image proche de celle à laquelle elle était habituée lors des périodes précédentes avec Roberto Mancini et Hervé Renard, sans changement notable dans la physionomie de l'équipe ou dans sa façon d'aborder les matches.
Avec l'entrée de la Saudi Arabia dans la Coupe du Golfe, Donis pourrait trouver une occasion différente de réintroduire ses idées, d'autant que la nature de la compétition, le niveau des adversaires et les écarts techniques par rapport à la Coupe du monde lui offrent une plus grande marge pour expérimenter un style plus audacieux, et peut-être tenir la promesse qui ne s'est pas encore réalisée.
Une promesse offensive qui tarde à se manifester
Il était clair, dès le début de la mission de Donis, que l'entraîneur voulait donner à la sélection saoudienne une personnalité plus offensive, mais l'application de ces idées s'est heurtée à une réalité difficile, notamment avec la brièveté de la période précédant la Coupe du monde, la pression des résultats et la nécessité pour l'équipe de gérer des matches au plus haut niveau face à des sélections dotées d'une grande qualité.
C'est pourquoi il n'était pas facile de transformer soudainement l'équipe en une formation offensive différente en un court laps de temps, d'autant que la Saudi Arabia s'était habituée, au cours des dernières années, à des calculs plus prudents, en s'appuyant sur l'organisation défensive et la réduction des espaces face aux adversaires avant d'envisager de prendre des risques offensifs.
Mais le problème est que les supporters attendaient de voir des signes clairs de changement, ce qui n'est pas apparu sous la forme requise lors de la Coupe du monde, repoussant ainsi la réponse à la question la plus importante : Donis peut-il réellement construire une sélection offensive dotée d'une personnalité différente ?
Coupe du Golfe : une occasion en dehors des calculs difficiles
La Coupe du Golfe pourrait être totalement différente de la Coupe du monde en termes de nature de la compétition et de conditions techniques, ce qui offre à Donis l'occasion d'apporter certains changements qu'il n'était peut-être pas en mesure de mettre en œuvre avec la même audace lors des matches du Mondial.
Les écarts existant entre les sélections du Golfe pourraient permettre à la Saudi Arabia de conserver le ballon plus longtemps et de progresser avec un plus grand nombre de joueurs, tout en offrant à l'entraîneur une plus grande marge pour tester différentes solutions offensives au lieu de se concentrer en permanence sur la manière d'arrêter l'adversaire.
Ici, la compétition peut devenir un terrain propice à l'application des idées dont Donis a parlé, surtout s'il décide d'augmenter le nombre de joueurs dans le dernier tiers, de presser davantage après la perte du ballon et de tenter de récupérer la possession dans des zones avancées au lieu d'attendre l'adversaire dans les zones défensives.
Donis face à une occasion de regagner la confiance
Le public saoudien n'a pas seulement besoin d'entendre de nouvelles promesses, il veut voir la traduction de ces idées sur le terrain. C'est pourquoi la Coupe du Golfe représente une véritable occasion pour Donis d'apporter une réponse concrète aux critiques qui ont visé la sélection au cours de la période écoulée.
Voir la Saudi Arabia afficher un visage offensif, avec de meilleurs mouvements entre les lignes et une plus grande capacité à créer des occasions et à atteindre le but adverse, pourrait changer bon nombre d'impressions sur la phase actuelle, même si la compétition est moins relevée que la Coupe du monde.
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En revanche, la persistance de la même physionomie sans évolution claire ferait resurgir les points d'interrogation sur la capacité de l'entraîneur à mettre en œuvre ses idées, d'autant que les supporters aborderont la Coupe du Golfe comme une occasion durant laquelle la sélection était censée se montrer plus audacieuse, à la lumière de la différence des conditions et des écarts par rapport aux matches internationaux.
La promesse perdue : commencera-t-elle dans le Golfe ?
Donis se trouve désormais face à une occasion de retrouver la promesse qui ne s'est pas réalisée lors de ses débuts avec la Saudi Arabia. Il ne s'agira pas seulement de remporter les matches, mais que la sélection affiche une personnalité différente avec laquelle le public sentira qu'il y a un véritable début d'une nouvelle étape.
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La Coupe du Golfe pourrait être l'espace dont l'entraîneur a besoin pour faire émerger ses idées offensives dans la réalité, d'autant que la nature de la compétition permet de prendre davantage de risques et d'expérimenter des solutions qui pourraient s'avérer plus difficiles face à des sélections de l'envergure de l'Espagne et de l'Uruguay.
Et si Donis parvient à saisir cette occasion et à proposer une Saudi Arabia plus audacieuse, plus organisée et plus dangereuse devant le but, les contours d'une nouvelle ère pourraient réellement se dessiner pour la sélection saoudienne, et l'ancienne promesse deviendrait le début d'une réalité différente, au lieu de rester une simple déclaration qui n'a pas trouvé son chemin vers le terrain.



