Selon une information révélée par le quotidien britannique The Guardian ce mercredi, la compétition pourrait être reportée à 2028. Si le retard dans les travaux d'infrastructures au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie est officiellement pointé du doigt, les enjeux sécuritaires et politiques semblent aujourd'hui primer.
Le président du comité d'organisation kényan, Nicholas Musonye, a d'ailleurs publiquement soutenu l'idée d'un report ce jeudi 12 février 2026. Selon lui, la tenue du tournoi en 2027 coïnciderait avec une période électorale à haut risque au Kenya, où les scrutins législatifs et présidentiels d'août 2027 font craindre une résurgence des violences meurtrières connues par le passé. Cette instabilité politique touche également la Tanzanie et l'Ouganda, où la répression des mouvements d'opposition crée un climat peu propice à l'accueil d'un événement sportif d'une telle ampleur.
Pourtant, le discours officiel de la CAF se veut rassurant. Son président, Patrice Motsepe, a réaffirmé sa confiance quant au respect du calendrier initial. Une équipe d'inspection se trouve d'ailleurs actuellement en Tanzanie et doit rendre ses conclusions lors d'une réunion décisive ce vendredi 13 février. Les autorités sportives africaines gardent en tête le précédent du CHAN 2025, co-organisé par ces trois mêmes pays, qui avait déjà dû être reporté de plusieurs mois pour permettre l'achèvement des stades.
Un glissement à 2028 permettrait non seulement de finaliser les infrastructures mais aussi d'éloigner la compétition des tensions post-électorales est-africaines. La décision de la CAF, attendue dans les prochaines heures après la clôture de la mission d'inspection, sera déterminante pour l'avenir de cette édition inédite "Pamoja".
