L’équipe féminine du Cameroun ne regrettera pas uniquement son élimination face à l’Angleterre (0-3) en huitièmes de finale de la Coupe du monde. Dans cette rencontre où l’utilisation de la VAR a joué en leur défaveur, les Lionnes Indomptables pourront également regretter leur comportement. Souvenez-vous. Après la pause, ces dernières avaient mis plusieurs minutes avant d’accepter de reprendre le jeu, et ce n’est pas tout.
Neville avait fustigé le comportement du Cameroun
L’une des Camerounaises avait même craché sur le bras d’une adversaire, une autre aurait dû être expulsée en fin de rencontre pour un tacle assassin tandis qu’une troisième avait même osé bousculer l’arbitre de la rencontre… Un tableau bien noir au niveau de l’esprit sportif sur lequel la FIFA souhaite faire la lumière. Ce mercredi, l’instance a donc annoncé l’ouverture d’une procédure disciplinaire pour "comportement offensif et manquement au fair-play".
Malgré un sentiment de justice vis-à-vis de l’arbitrage, les Africaines n’auraient effectivement pas dû réagir de la sorte, et le sélectionneur anglais Phil Neville ne s’était pas gêné pour fustiger leur comportement après le coup de sifflet final : "J’ai honte du comportement de nos opposantes. Je n’ai pas apprécié le match pour cette raison, mes joueuses non plus. Quand je pense à tous ces jeunes en train de regarder ce genre de comportement... Je trouve cela très triste."
Quelles suites pour le Cameroun ?
"Si cela avait été mes joueuses, mais ça ne le sera jamais, elles n’auraient plus jamais joué pour la sélection anglaise. Je suis désolé pour l’arbitre, ses décisions étaient correctes. Je pense que ses décisions à la fin avaient pour but de protéger le football, en ne donnant pas de penalty et en n’excluant pas de joueuse. (…) Aujourd’hui, nous avons vu des gens se battre dans l’espace VIP, des Camerounais se battre dans notre hôtel et on a vu ça sur le terrain aussi", avait-il regretté.
Que risque le Cameroun ? À l’heure actuelle, cela semble difficile à dire. Dans sa volonté de développer le football féminin partout dans le monde, la FIFA ne devrait pas empêcher les Lionnes de participer aux prochaines échéances internationales, mais il se peut que certaines fautives soient sanctionnées lourdement. L’instance cherchera-t-elle à faire un exemple avec la formation africaine ?
