La FIFA souhaite réformer les éliminatoires de la zone sud-américaine, gérés par la CONMEBOL. Depuis les éliminatoires de la Coupe du monde 1998, les dix pays de la CONMEBOL (Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Equateur, Paraguay, Pérou, Uruguay, Venezuela) s'affrontent dans un très long championnat qui dure deux ans puisque les sélections s'affrontent toutes en match aller-retour.
Avec le passage de la Coupe du monde de 32 participants (2022) à 48 (2026), l'Amérique du Sud aura droit à six places directement qualificatives plus un barragiste intercontinental (contre 4 + un barragiste intercontinental à l'heure actuelle).
Pour éviter des éliminatoires sans le moindre intérêt avec six qualifiés sur dix (plus un barragiste), la FIFA a proposé un nouveau format avec deux groupes distincts de cinq équipes.
Dans un groupe, les cinq équipes devront se rencontrer en match aller-retour, ce qui fera un total de 8 matches à jouer pour une sélection (contre 18 avec l'ancien format).
A l'issue de toutes les rencontres, les deux premiers de chaque groupe seront directement qualifiés. Il restera alors deux billets sur les six à attribuer.
La FIFA propose que le troisième et le quatrième d'un même groupe s'affrontent lors d'un barrage pour obtenir le « dernier ticket du groupe ».
Les deux malheureux perdants s'affronteront ensuite dans un nouveau barrage ! Et le vainqueur de ce deuxième barrage sera qualifié pour… un barrage intercontinental.
Ce barrage intercontinental regroupera six équipes (une pour la CONMEBOL, une pour la CAF, une pour l'OFC, une pour l'AFC et deux pour la CONCACAF) avec deux places qualificatives.
Comme vous pouvez le constater, le nouveau format proposé par la FIFA est complexe (pour ne pas dire alambiqué) et la CONMEBOL l'a rejeté à l'unanimité lors d'une réunion qui s'est tenue le 22 août à Santiago du Chili.
La CONMEBOL a également annoncé qu'elle allait demander à la FIFA de conserver son système actuel. Cela fera plus de matches à jouer mais ce sera plus simple à suivre.
