L'international marocain Achraf Hakimi a essuyé un nouveau revers judiciaire, après que la cour d'appel de Versailles a confirmé sa mise en jugement pour viol, prolongeant ainsi l'affaire qui le poursuit depuis 2023.
Cette décision tombe alors que le latéral droit du Paris Saint-Germain participe à la Coupe du monde 2026 avec les Lions de l’Atlas, qu’il doit mener face à l’Écosse lors de la deuxième journée de la phase de groupes.
Hakimi était d’ailleurs sur la pelouse lors du match nul de la sélection marocaine face au Brésil, dimanche dernier, pour la première journée.
La cour d’appel a rejeté la demande du défenseur.
Hakimi s’était présenté en personne en mai dernier pour demander l’annulation du renvoi ordonné en février par le juge d’instruction.
La cour a rejeté les arguments de la défense et confirmé la poursuite de la procédure, ce qui signifie que le joueur comparaîtra devant le tribunal dans les mois à venir, selon la chaîne RMC.
Après cette décision, son avocate, Fanny Colan, a exprimé sa déception, estimant que l’instruction contenait de nombreux éléments en faveur de son client et soulignant l’existence de « contradictions » dans les déclarations de la plaignante.
L’affaire remonte à 2023
Les faits remontent à février 2023, lorsqu’une jeune femme s’est rendue au commissariat et a signalé avoir été victime d’une agression sexuelle de la part de Hakimi, après s’être rendue chez lui à la suite d’une rencontre sur Instagram.
Selon son récit, la rencontre aurait débouché sur des actes qu’elle assure avoir eu lieu sans son consentement, avant qu’elle ne quitte le domicile.
De son côté, Hakimi a toujours nié les faits, assurant que la relation était consentie et qualifiant les accusations de « fausses ».
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Deux versions contradictoires
La défense du joueur conteste la version de la plaignante, évoquant des indices d’une tentative d’exploitation financière et produisant messages et conversations pour étayer sa thèse.
De son côté, la plaignante a maintenu ses déclarations devant les enquêteurs, affirmant qu’elle n’avait aucun intérêt à inventer cette histoire et que ce qui la dérangeait davantage que les faits eux-mêmes, c’était l’ampleur de la couverture médiatique qui avait entouré l’affaire.
Mbappé pourrait témoigner
Plusieurs témoins, dont son ami proche Kylian Mbappé, devraient être entendus au procès.
L’attaquant du PSG avait déjà témoigné à deux reprises durant l’instruction, évoquant des conversations avec Hakimi au soir des faits et rapportant que ce dernier lui avait assuré ne pas avoir perçu de refus de la part de la jeune femme.
Le tribunal correctionnel devrait rendre sa décision dans les prochains mois, l’arrêt de la cour d’appel ayant rendu la décision de renvoi définitive.
