Six mois sans jouer et un flot d'interrogations. Ce mardi, Sergio Ramos est dans le groupe parisien qui effectue le déplacement à Manchester. Un sentiment, une adrénaline que l'ancien capitaine du Real Madrid n'a plus connu depuis le 5 mai et une demi-finale de Ligue des champions contre Chelsea, qu'il jouait déjà sur une jambe.
Débarqué libre début juillet, le défenseur central arrivait de Madrid, emmenant dans ses valises de nombreux doutes sur son état physique. Quelques jours après sa signature, le PSG laissait filtrer qu'il figurait parmi les meilleurs aux tests physiques. La réalité était tout autre : le staff médical faisait part de ses doutes, constatait des lésions à un mollet et prévenait qu'il ne fallait pas forcer le retour de l'Espagnol, pas encore totalement remis.
Leonardo, à la recherche d'un défenseur central gauche
Quelques jours après sa signature, Sergio Ramos débutait quelques séances collectives avant de progressivement basculer vers des entraînements individualisés pour se remettre progressivement d'une lésion au mollet gauche. Peu après la mi-août, l'Andalou était à l'entraînement avant de rechuter un peu moins de trois semaines plus tard, alors que sa reprise de la compétition était envisagée pour la rencontre face à Clermont (4-0, le 11 septembre).
Après cette rechute, Paris a pris les plus grandes précautions avec son défenseur et s'est aussi posé de nombreuses questions. Comme relaté par Le Parisien début novembre, le club a envisagé le scénario menant à une résiliation de contrat de l'international espagnol de peur qu'il ne revienne jamais dans la forme attendue. Selon les informations de Goal, Leonardo, dans ses divers rendez-vous avec des agents, a même évoqué être à la recherche d'un défenseur central gaucher pour le mercato, en plus de deux autres profils.
Ces précautions ont amené Paris à retarder au maximum le retour à l'entraînement collectif de Sergio Ramos, qui se sentait, lui, d'attaque pour rejoindre ses partenaires. Dans la dernière quinzaine du mois d'octobre, l'ex-Madrilène s'est d'ailleurs entretenu à ce sujet avec Mauricio Pochettino. Lors de leur échange, le technicien argentin a assuré, comme il le confiait aux journalistes, ne pas vouloir précipiter son retour et qu'aucune date de retour ne serait fixée. Objectif : avoir le maximum de garanties pour éviter toute rechute.
« Il a mis beaucoup d'intensité et franchement c'est fort »
Durant la trêve internationale, l'Espagnol a fini par reprendre l'entraînement collectif et participé à trois séances avec le groupe la semaine de la rencontre face à Nantes. Et les retours de ceux qui l'ont vu sont bons. Le club diffusait des images d'un Sergio Ramos aux cheveux lâchés, comme dans ses premières années à Séville et Madrid, et qui mettait de l'intensité dans ses séances. « Oui c'est vrai, il a mis beaucoup d'intensité et franchement c'est fort », nous confiait un participant. « Il revient bien », ajoutait sobrement un autre.
En dehors du terrain, Ramos s'est aussi beaucoup appuyé sur Messi. Depuis l'arrivée de La Pulga, les deux se soutiennent et s'adaptent ensemble. « Ils se parlent beaucoup, s'entraident, il est évident qu'ils ont vécu et partagé beaucoup d'expériences dans le passé, il est donc plus facile pour eux de se connecter et d'avoir beaucoup de choses à se dire », explique un proche du septuple Ballon d'or.
Mercredi soir à l'Etihad Stadium, l'ex-taulier du vestiaire merengue démarrera sur le banc de touche mais Paris espère aussi voir son aura, son expérience et son professionnalisme déteindre sur le vestiaire parisien. A Madrid, Ramos était l'homme du vestiaire, celui qui négociait les primes avec la direction et faisait remonter les informations. « Mais aussi celui qui engueulait ses partenaires, lorsqu'une information sur le vestiaire fuitait », note un proche d'un joueur. Si Ramos veut s'imposer dans un vestiaire parisien que l'on décrit comme peu évident à gérer, il lui faudra éviter toute rechute durable.
