La MNM et votre équipe ont offert une superbe démonstration face au Maccabi Haïfa (7-2). La trouvez-vous supérieure à celle réussie à Lille (7-1, le 21 août en L1) ?
À Lille, on était dans un autre système (en 3-4-3) et on avait vite ouvert le score. Là, c'était un match de C1, avec beaucoup d'enjeux et de pression. Ce sont des matches totalement différents. Mes joueurs avaient pris beaucoup de plaisir, mais je pense que cette fois, ils en ont pris encore plus dans un grand match, où l'objectif était d'abord de se qualifier, ce qui est chose faite. Au dernier match, il y aura beaucoup d'enjeux pour toutes les équipes, pour la première place pour nous et il faudra une grande performance à Turin, contre la Juventus.
Vos trois stars se sont régalées devant. Comment analysez-vous leur prestation ?
On a joué un football fantastique, il y a eu beaucoup de liant entre les lignes, et notamment entre le milieu et nos trois attaquants qui ont été fabuleux. Il y a eu une très grande connexion entre eux. Quand tout le monde joue pour l'équipe, cela renvoie une très belle image. Il fallait trouver un système et des complémentarités pour qu'ils puissent s'exprimer plus librement. Leur qualité technique et leur relation dans les petits espaces, ainsi que le fait de défendre davantage dans la densité, nous permettent d'avoir plus de transitions rapides. Quand un des trois part balle au pied, cela joue juste, les uns pour les autres, et c'est bien sûr très agréable à voir évidemment.
Avec la « MNM » à ce niveau, avez-vous la meilleure équipe du monde ?
Ce serait prétentieux de penser qu'on a la meilleure équipe du monde bien que j'ai trouvé mes joueurs extraordinaires devant. Il fallait trouver un système, une organisation et des complémentarités au milieu aussi pour qu'ils puissent s'exprimer plus librement. Tout le monde connait la qualité technique des trois, quand ils partent balle au pied, ça va vite, ça joue juste et c'est très agréable à voir bien entendu.
Comment faire pour qu'ils maintiennent ce niveau de performance ?
C'est très agréable de les entrainer chaque jour et de les voir comme ça ce soir, pour un entraîneur c'est le Graal. Après il y a l'enchainement des matchs, il faut gérer. Il faut aussi voir qui mettre derrière pour les libérer du mieux possible. Ils aiment jouer ensemble, ils travaillent ensemble tous les jours, croyez-moi ! Pour l'anecdote sur le plan technique hier, la séance a été d'un niveau exceptionnel... Exceptionnel ! J'ai vu les joueurs prendre énormément de plaisir, et ça c'est très important. Il faut que ça continue. (...) Le système a été intéressant contre Marseille, à Ajaccio évidemment, et ce soir encore ça a fonctionné. C'est tout « benef » pour l'équipe.
Pourquoi avoir choisi de lancer Warren Zaïre-Emery, qui à 16 ans et 7 mois devient le plus parisien à jouer un match de Ligue des champions ?
Il fallait gérer les organismes et j'ai choisi de faire entrer Warren par rapport à ce qu'il montre aux entraînements, ce qu'il a montré en Youth League et en préparation. Il me semblait important aussi d'envoyer un signal aux jeunes pour leur montrer que même quand on est jeune, voire très jeunes, on peut jouer au Paris Saint-Germain.
