Six jours après la défaite face à Lyon, dans quelles conditions avez-vous préparé ce déplacement à Nice ?
On a bien préparé le match de Nice. J'ai parlé avec mes joueurs au surlendemain du match. J'ai parlé, j'ai expliqué, j'ai demandé plus d'investissement, de personnalité. On doit être aussi beaucoup plus respectueux des consignes et du plan de jeu, parce qu'on a failli sur l'organisation mais aussi sur l'engagement. C'était trop insuffisant et je leur ai dit mardi.
Que vous a dit le président ce vendredi matin dans le vestiaire avant l’entraînement ?
Le président est venu nous voir, il s'est exprimé dans le vestiaire. Tout ce qui se dit dans le vestiaire reste dans le vestiaire. Mais il était important que le président soit là.
Est-ce que les deux matchs qui arrivent sont décisifs ?
Ce sont des matchs importants. Nice est sur une énorme série d'invincibilité depuis la prise de fonction de Digard. C'est une équipe qui a beaucoup de certitudes, beaucoup de confiance, qui est difficile à manœuvrer. Puis il y aura la réception de Lens, mais il y a d'abord Nice. On est tous bien conscients qu'on doit faire plus, et je suis dedans quand je dis on. On doit aussi montrer plus de personnalité, avoir aussi beaucoup d'orgueil. Notre situation n'est pas acceptable. Il ne faut pas agir, mais réagir.
La semaine passée, vous aviez été interrogé sur votre légitimité à entraîner cette équipe. Êtes-vous sous pression ?
Évidemment, quand il y a des défaites, et c'était la 8e, une défaite importante, ce n'est pas une question de pression, mais d'analyse de l'instant T. Est-ce que je me sens légitime ? Oui, je le répète. On doit évidemment sortir de cette spirale. Il y a le 11e titre en jeu pour le Paris Saint-Germain. C'est ce que j'ai dit aux joueurs, on a six points d'avance. Mais qu'est-ce qu'on fait de ces six points ? Est-ce qu'on se laisse dans une impasse ou est-ce qu'on réagit ?
Comment était Kylian Mbappé ce matin à l’entraînement ? Et comment jugez-vous sa prise de position jeudi face après la diffusion d’une vidéo pour la campagne de réabonnement où il était au centre ?
C'est très difficile de m'exprimer, ça concerne évidemment Kylian et le club. Kylian était dans de très bonnes dispositions pour travailler ce matin, il était souriant, il a écourté la séance d'entraînement avec une gêne à la hanche, mais ça ne va pas compromettre sa participation pour Nice. Je sais qu'il y a eu beaucoup de discussions entre la direction et Kylian. L'incident, ou le malentendu, est dissipé.
Quel diagnostic posez-vous sur la mauvaise passe de l’équipe ?
J'ai ma part de responsabilité, l'entraîneur et son staff, les joueurs aussi. Quand j'ai parlé avec les joueurs en début de semaine, j'ai évoqué les parts de responsabilité. Mais une fois que c'est fait, qu'est-ce qu'on fait? Le questionnement était là-dessus. Le président a parlé ce matin à tout le monde, pas qu'aux joueurs. Je me sens évidemment concerné par le discours du président. Il montre qu'on ne peut pas continuer dans cette situation. C'était un discours assez clair et précis pour tout le monde. Moi aussi, y compris. Il faut rester concentré sur le travail, avoir une juste analyse des mauvaises périodes. Travailler, chercher des solutions, faire en sorte que les joueurs réagissent aussi, ne pas donner la responsabilité à untel ou untel. On est tous responsables de ce qui arrive. La victoire appartient à tout le monde. Dans une mauvaise période, tout le monde a sa part de responsabilité.
Lorsque vous vous êtes adressé aux joueurs, avez-vous eu des retours, des garantis a posteriori sur leur engagements ?
Ce n'était pas un dialogue, c'était un discours, ou une mise au point précise sur la situation. J'ai rencontré quelques joueurs en tête-à-tête pour préciser les choses et mes pensées. Il y a la globalité, et aussi les cas individuels. J'ai parlé avec certains. Est-ce qu'il y a eu des échanges dans le vestiaire? Je ne suis pas dans le vestiaire. Je ne le sais pas. Par contre, tout le monde s'est bien entraîné cette semaine.
Peut-on s’attendre à un changement significatif par rapport au onze de départ qui a débuté contre Lyon ?
Il y a peu de possibilités de changement, peu de concurrence. Vous ne pouvez pas dire à vos joueurs qu'ils vont sortir de l'équipe, c'est un mensonge, ils connaissent la réalité de l'effectif. Par contre, il y a quelques leviers pour améliorer différents secteurs. On prend beaucoup trop de buts. La capacité à défendre en bloc, on est très moyens. Et on a du mal à se créer des occasions. On doit tous faire plus, avoir un meilleur équilibre. Il faut que notre jeu redevienne beaucoup plus attrayant et que l'on puisse se projeter plus rapidement, longtemps et souvent.
Nice reste sur une série de trois mois sans défaite. A quel match vous attendez-vous là-bas ?
Il y a eu beaucoup de nouveaux joueurs en début de saison, avec un recrutement conséquent. Il a fallu un certain temps pour l'adaptation. Elle est très compacte, elle défend avec beaucoup de sérieux, tout le monde est à l'unisson sur cette envie de récupérer le ballon. Elle a des joueurs de qualité sur le plan offensif, Moffi est arrivé, des joueurs reviennent en forme, je pense à Nicolas Pépé. Il y a un trio offensif très intéressant, et avec des joueurs qui ont pris la mesure de ce qu'est la Ligue 1, d'autres grandissent. C'est une équipe très homogène.



