L'équipe de France a parfaitement débuté sa campagne de qualification pour l'Euro 2024. Après une démonstration face aux Pays-Bas (4-0) vendredi, les Bleus ont livré une prestation bien plus poussive sur la pelouse de l'Irlande lundi et sont imposés 1-0 grâce à un superbe but de Benjamin Pavard et un arrêt salvateur de Mike Maignanà la dernière minute du temps règlementaire. Trois points qui placent parfaitement les hommes de Didier Deschamps dans la course à l'Euro, mais le jeu proposé n'a pas plus à tous. C'est notamment le cas du champion du monde 1998 Christophe Dugarry.
Dugarry a apprécié l'envie des Bleus
Dans l'émission Rothen s'enflamme de ce mardi sur RMC, l'ancien joueur du Barça a d'abord mentionné les aspects positifs de l'équipe de France, notamment la solidarité dans les efforts et la solidité défensive sans aucun but encaissé lors de ces deux matches. "Je voudrais commencer par ce qui m'a plus dans ce match, notamment cette grosse solidarité défensive avec beaucoup d'efforts pour conserver ce but d'avance. J'ai trouvé des joueurs concernés. J'ai vu des joueurs tacler, j'ai vu Kolo Muani, j'ai vu comme souvent Griezmann, les défenseurs centraux... J'ai aimé cette solidarité qui se dégage de cette équipe", a-t-il souligné avant de passer à ce qui lui a déplu en Irlande.
Mais pas le jeu proposé
"Ça a été très pauvre offensivement, avec énormément de déchet technique, très peu de prise de risque et de créativité offensive. (...) On est retombé dans une forme de suffisance en jouant sur un rythme de sénateurs. Ça joue à la baballe, j'en ai marre de ce football. (...) Cela fait 10 ans qu'on a ce genre de match, et que les décideurs ont décidé qu'il était plus important de gagner les matches que de bien les jouer. On est sur la même formule, le même constat, le même rendu. On les connaît ses limites à Deschamps, on connaît ses énormes qualités. Mais on sait que ses capacités offensives pour créer du jeu, pour amener des solutions offensives, il n'y en a pas ! Ça a été ton entraîneur (à Jérôme Rothen), ça a été mon coéquipier, ce n'est pas dans ses gênes, ce n'est pas dans sa culture", a-t-il lancé.
