Islam Slimani BrestGetty

Ce Brestois qui ne croit pas aux paroles d’Islam Slimani

Islam Slimani a fait parler de lui dimanche après-midi pendant et après le match opposant sa formation de Brest à Clermont (3-1) en Ligue 1. Mais il aurait aimé ne pas avoir à le faire. L’attaquant algérien s’est plaint de propos racistes qui lui ont été prétendument proférés de la part d’un joueur adverse.

Slimani contredit par son propre coach

Le joueur en question c’est Johan Gastien, le capitaine de la formation clermontoise. D’après l’international algérien, il se serait fait traiter de « sale blédard » par le fils du coach. « C’est grave d’entendre ça de nos jours. En Ligue 1 et malgré toutes les caméras qu’il y a. Cela ne m’atteint pas, mais c’est grave. Je le dis et je le redis », avait lâché l’ancien Lyonnais en zone mixte.

Gastien a contesté les accusations de Slimani. Au bord des larmes, il a affirmé aux journalistes qu’il n’aurait jamais osé tenir des insultes et avoir un comportement que lui-même combat. Il a déploré aussi le fait qu’on le fasse passer pour un méchant sur les réseaux sociaux, alors qu’il n’y a aucune preuve qui confirme les dires de Slimani.

En effet, l’Algérien n’a aucun témoin de son côté. Franck Honorat, son coéquipier, a indiqué ne pas avoir entendu les propos en question, tout en avouant que les insultes et le chambrage sont monnaie courante dans le football. Par ailleurs, Bruno Grougi, le coach intérimaire de Brest, s’est plutôt rangé du côté de Gastien en confiant qu’il ne le croyait « pas capable » de ce genre d’ignominies.

Brest demande l’ouverture d’une enquête

Le Fennec avait beau dire que sa propre parole suffit et qu’il n’est « pas un fou », sans témoignages d’autrui il aura du mal à convaincre la commission de discipline. Car l’affaire sera bien portée devant la LFP. Le Stade Brestois a demandé officiellement l’ouverture d’une enquête ce lundi.

Dans un communiqué, le club finistérien a fait savoir qu’il « condamnait depuis toujours toutes les formes de discrimination ou de racisme » et qu’il « ne saurait accepter de tels dérapages ». Il se met « à la disposition de la Commission » pour toute demande afin que toute la lumière soit faite sur ce qui s’est passé dimanche.

Publicité
0