Aissa Mandi of AlgeriaISSOUF SANOGO/AFP/Getty Images

CAN 2019 - Aïssa Mandi (Algérie) : "Apprendre des deux CAN précédentes"

Sélection composée de joueurs talentueux suscitant un engouement incroyable à chacune de ses rencontres, l'Algérie peine à être à la hauteur des attentes élevées qu'elle génère. Ce dimanche, les Fennecs démarrent leur Coupe d'Afrique des Nations face au Kenya (22h00) et seront de nouveau attendus au tournant par des millions de fans. Un premier match, ou l'occasion d'entrer du bon pied dans cette compétition, afin de chasser une certaine pression. Une pression qui, selon les propos du défenseur Aïssa Mandi accordés à France Football, n'a pas forcément fait le jeu des Verts lors des dernières compétitions. 

"On avait surtout la pression en 2015 puisqu'on sortait d'une bonne Coupe du monde. Mais en Algérie, il est sûr qu'on aura tout le temps la pression. Le peuple veut toujours qu'on gagne la CAN. Et nous, on veut toujours la gagner aussi. On est ambitieux. On est l'Algérie. On va dans une compétition comme celle-là pour la gagner. (...) Dans ce genre de compétitions, venant de l'Algérie, il faut être ambitieux. On va passer par des moments difficiles, on sait très bien qu'il ne faudra pas baisser la tête et être courageux. Notre ambition, c'est de la gagner, le coach l'a dit clairement. Et nous, les joueurs, on est d'accord avec lui", a déclaré le défenseur central, ancien joueur du Stade de Reims, aujourd'hui au Betis Séville. Avant d'évoquer les récents échecs algériens. 

"Je ne sais pas si ça va fonctionner. Mais on sent qu'il y a du mieux"

"Il est vrai que cela n'a pas été top en sélection durant ces deux ou trois dernières années. On a enchaîné les coaches, les joueurs... C'était un peu bizarre. On n'a pas eu les résultats escomptés. Tout le monde était à pointer du doigt. Avec les joueurs en premiers. Ce sont nous qui sommes sur le terrain et il faut répondre présent quand on y est. Là, on sent un autre état d'esprit dans le groupe et dans la façon de jouer", a assuré Mandi. ​

"On apprend avec des échecs. À la fin de ces trois ans, on a parlé pour faire un bilan de ce qui allait et, surtout, de ce qui n'allait pas. Il y a eu plusieurs discussions en groupe car il fallait mettre les choses à plat et dire les choses clairement. Des discussions intéressantes au sein d'un groupe. C'est ce qu'il s'est passé. Depuis, on a trouvé du mieux sur et en dehors du terrain. Ça nous a fait du bien. Maintenant, on repart ambitieux et vers l'avant. Je ne sais pas si ça va fonctionner. Mais on sent qu'il y a du mieux. Il faut que ça se ressente pendant la compétition. On a hâte que ça commence. J'espère qu'on va apprendre des deux CAN précédentes pour être ambitieux et aller le plus loin possible pour celle de 2019", a ensuite ajouté celui qui compte 7 sélections avec l'Algérie.

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