Comme Monaco quelques heures plus tôt, Rennes a succombé aux tirs aux buts jeudi soir en barrages de Ligue Europa face au Shakhtar Donetsk, quittant donc la scène européenne pour cette saison.
"On a su marquer ce but qui nous a permis de les emmener en prolongation, on a su marquer le deuxième but qui nous a qualifié pendant quelque temps. Malheureusement le foot est parfois cruel, c’est comme ça et le ballon ne tourne pas dans le bon sens. Les tirs au but, c’est une loterie, donc je ne veux même pas en parler. Mais c’est dur à avaler", regrettait Bruno Genesio après coup devant la presse.
"Les tirs aux buts, ce n'est plus le match"
Une loterie, vraiment ? "Oui, oui c’est un exercice technique c’est vrai mais lorsque vous arrivez au bout de 120 minutes de jeu avec la pression pour se qualifier, ce n’est plus uniquement un exercice technique", a développé le coach breton, relancé sur le sujet.
"Sinon, si c’était un exercice technique pourquoi Maradona, pourquoi Platini, pourquoi d’autres très, très grands joueurs en ont raté à votre avis ? Techniquement c’était pas mal ce genre de joueurs."
Des séances qui ne réussissent pas au football français ces derniers temps, à l'image de la récente finale de Coupe du monde. "Cela devient un exercice mental. Pour moi le football c’est pendant 90 ou 120 minutes, avec ce que vous faites dans le jeu, qui est important. C’est mental, on a aussi la chance de revenir dans la séance de tirs au but car ils en ont aussi raté deux. C’est comme ça…
"Pour moi les tirs au but ce n’est plus le match. D’ailleurs je les ai suivis de manière complètement détachée parce que pour moi le mach s’est arrêté à la 120e minute. Après c’est pile ou face, cela tombe d’un côté de l’autre. Et sur le match, sur les 120 minutes, je pense que l’on méritait de se qualifier. C’est ça que je retiens même si la déception est immense", conclut Genesio.
