Les Girondins de Bordeaux sont sauvés. Le comité exécutif de la FFF a décidé de maintenir le club au scapulaire en Ligue 2 malgré l'avis contraire initial de la DNCG. Les Girondins de Bordeaux vont désormais devoir repasser devant la DNCG afin de présenter leur dossier actualisé pour déterminer s'il y aura tout de même des sanctions à leur encontre allant de l'encadrement de la masse salariale à l'interdiction de recrutement. Au micro de RMC, Gérard Lopez a fête cette victoire mais est désormais soucieux de voir si la DNCG va laisser les Girondins de Bordeaux travailler sans les sanctionner et leur permettre de recruter cet été.
"Le sentiment du devoir accompli"
"Le terme "soulagement", je l’ai surtout pour les employés du club, les joueurs, les supporters. Moi, je suis dans un état d’alerte permanente, on va dire. J’ai envie de réussir avec le club. Pour moi, la conclusion de tout ceci est une conclusion de droit. On est en Ligue 2 parce qu’on est descendus en Ligue 2 et on y reste parce qu’on avait un dossier qui tenait la route depuis un long moment, ce qui a été acté par le tribunal de commerce, le CNOSF et maintenant la Fédération", a indiqué Gérard Lopez.
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"A partir de là, j’ai le sentiment du travail accompli. J’ai surtout le sentiment d’avoir un club qui est fortement assaini contrairement à ce que j’ai repris l’été passé. Le club est sur des fondations plus fortes, sur lesquelles on va pouvoir travailler. Donc, pour moi, c’est le début de quelque chose plutôt que la fin. Maintenant, il faut travailler", a ajouté l'ancien dirigeant du LOSC.
"J'espère qu'on nous laissera travailler librement"
Gérard Lopez espère que ses troupes seront compétitives dès l'ouverture de la saison samedi contre Valenciennes mais n'exclu"Dans l’esprit, j’espère que l’on sera compétitifs. Samedi, on n’aura pas l’équipe qui aurait dû être alignée car on n’a pas les recrues. On aura des jeunes qui n’étaient pas censés commencer le championnat. On avait cru comprendre que Valenciennes voulait reporter le match et on vient de voir que ce n’est pas le cas. On l’accepte, c’est comme ça. Le onze-type ne va pas ressembler à ce qu’on devrait avoir, par contre, cela donnera une chance à des joueurs qui devaient l’avoir à terme. On sera prêts à se battre, cela va forger encore plus le caractère et la culture du club".
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"On n’est pas à un problème près, on accepte quasiment de se battre contre tout et tout le monde. Ça crée une culture qu’on n’avait pas quand j’ai repris le club, donc tant mieux. Mais l’enjeu sportif va commencer après mardi (et le passage devant la DNCG). Si on nous laisse faire notre travail normalement, l’enjeu sera de monter une équipe qui sera dans les clous financièrement et compétitive. Si on vient nous mettre des bordures - qui ne seraient pas juste avec un dossier aussi fort - on aura certainement beaucoup plus de difficultés à jouer le championnat qu’on devrait être capable de jouer", a ajouté le président de Bordeaux.
"Nous laisser travailler librement, c’est également ne pas laisser l’impression aux clubs acheteurs qu’on doit absolument vendre, car c’est ce qu’il y a de pire pour effectuer les ventes. Sur les arrivées, on a un projet qui plaît beaucoup, on a des joueurs qui ont su être patients et qui attendent qu’on puisse les faire venir. Si on peut travailler normalement, on aura des départs et des arrivées. On aura entre sept et huit joueurs qui viendront et avec ça, on aura une équipe très compétitive. On est une entreprise qui se porte bien et qui a été assainie, on aimerait pouvoir travailler calmement, comme un club de foot normal", a conclu Gérard Lopez.
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