Le quotidien sportif argentin Olé a rétorqué avec un sarcasme cinglant aux accusations récurrentes de partialité de la FIFA en faveur de l’Albiceleste lors de la Coupe du monde 2026, énumérant 18 situations supposées d’« aide » depuis le début de la compétition.
Le principal quotidien sportif argentin a publié un long article satirique en réponse à la vague de critiques qui s'est intensifiée après chaque match des champions du monde 2022, notamment suite aux accusations de l'équipe égyptienne faisant état de « choses étranges » et d'un « soutien à tous les niveaux » après sa défaite en huitièmes de finale.
La polémique a culminé samedi soir lors du quart de finale face à la Suisse, après l’expulsion de l’attaquant Breel Embolo, source d’un vif mécontentement. Son coéquipier Dan Ndowi a commenté : « Ce soir, il y avait deux types d’arbitrage : un pour eux, un pour nous. C’est dur à accepter. »
Pour réfuter ces accusations, le quotidien a listé, sur un ton ironique, les 18 « aides » que la FIFA aurait apportées à l’Argentine, dont : « Ils ont promis une récompense spéciale au gardien algérien. Il fallait que Messi marque enfin un triplé en Coupe du monde ; c’est pour cela qu’il n’a pas pu tirer dans la lucarne, et c’est pour cela qu’il n’a pas réagi au tir précis. Tout cela était orchestré. »
Concernant l’expulsion d’Embolo, le quotidien ironise : « C’est sans doute Gianni Infantino qui a ordonné, depuis sa loge VIP via sa radio, au VAR de ne pas exclure Embolo immédiatement après son tacle violent sur Paredes. »
Olé n’a pas seulement défendu sa sélection : le journal a aussi taclé les cadors éliminés prématurément, affirmant que « la FIFA a convaincu les dirigeants brésiliens d’abandonner leur style de jeu traditionnel en choisissant Carlo Ancelotti, avec pour résultat : une défaite écrasante face à Haaland avant un retour précipité sur les plages de Rio. »
Elle ajoute, toujours sur le mode ironique : « Les Pays-Bas étaient favoris selon les algorithmes, alors ils ont organisé une réunion secrète pour planifier leur élimination ; ils les ont envoyés aux tirs au but contre le Maroc et face à un spécialiste comme Bono, un coup de maître. »
Concernant le match de l’Égypte, le journal a commenté : « Lorsque la règle de la vidéo d’assistance à l’arbitrage (VAR) a été modifiée il y a quelques années pour permettre de revoir l’intégralité des actions afin de vérifier la présence d’erreurs avant l’inscription d’un but, ils avaient déjà pris en compte la faute égyptienne sur Lisandro Martínez ; tout était parfaitement prévisible. »
En conclusion, « Ole » assène : « Il ne fait aucun doute que la FIFA favorise l’Argentine », message direct à ceux qui estiment que les champions du monde profitent d’un traitement de faveur arbitral ou organisationnel.
La polémique sur les performances de l’Argentine et les décisions arbitrales risque de perdurer jusqu’à la fin de la compétition, surtout si le « Tango » poursuit sa route vers la finale, chaque choix des arbitres étant alors scruté et commenté par les adversaires comme par la presse internationale.
