Le poste de Roberto Martinez à la tête de la sélection belge n'est pas remis en question. La Belgique n'est pas parvenue à décrocher un premier trophée international cette semaine, malgré de vrais espoirs à l'entame du dernier carré de la Ligue des nations.
Les Diables rouges avaient pourtant parfaitement commencé leur tournoi à Turin, en menant de deux buts face à une équipe de France dans le dur. Mais une seconde période ratée a condamné Kevin de Bruyne et les siens à se contenté du match pour la troisième place, lui aussi perdu face à l'Italie, dimanche après-midi.
Pas de quoi bouleverser les plans de la fédération belge de football pour autant, à un an de la Coupe du monde au Qatar. "Il est encore l’homme de la situation", a en effet affirmé Peter Bossaert, président de la fédération à la Dernière Heure, à propos de Roberto Martinez.
"Nous le soutenons encore à 100 %. Mais nous devons tirer des leçons du match contre la France dans lequel nous avons joué notre meilleure et notre pire mi-temps depuis longtemps."
L'intéressé devra donc s'expliquer sur les raisons de cet échec. "Je vais demander à certaines personnes de me conseiller, a poursuivi Bossaert. Non, je ne vais pas créer une commission ou un comité. Et je ne veux pas non plus que trop de gens donnent leur avis, sinon il y aura trop d’opinions divergentes."
Dimanche après le revers contre l'Italie, Martinez avait réclamé plus d'indulgence envers lui et ses joueurs : "Aujourd'hui, vous avez vu une équipe qui affrontait le champion d'Europe, qui s'est créée plus d'occasions dangereuses et qui a continué à jouer son jeu même en étant menée 2-0", avait-il tenté de tempérer.
"On doit voir plus loin que les résultats. On doit tous être plus matures. On joue contre l'Estonie, on gagne 5-2 et on nous reproche les deux buts encaissés. On joue contre l'Italie et le problème, c'est qu'on perd le match. On doit être plus responsables dans la façon avec laquelle on juge cette équipe et cette génération."
La Belgique est proche d'une qualification pour le Qatar, elle qui occupe la tête de son groupe, avec cinq points d'avance sur la République tchèque et deux matchs encore à jouer en novembre.

