Unai Emery Arsene Wenger PSG ArsenalGetty Images

Arsène Wenger : "On m’a proposé plusieurs fois le poste de sélectionneur des Bleus"

Ancien entraîneur emblématique des Gunners d'Arsenal, club dont il a occupé le banc entre 1996 et 2017, Arsène Wenger est une personnalité respectée du football français et européen, lui qui est réputé pour sa longévité et pour son expérience aiguisée du plus haut niveau. Remplacé par Unaï Emery au sein du club londonien, le technicien de 69 ans pourrait toutefois reprendre du service dans les prochains mois, lui dont le nom est souvent assimilé au Paris Saint-Germain, le Champion de France étant intéressé pour lui proposer un poste dans son organigramme à partir de la saison prochaine. 

En attendant, Arsène Wenger s'est surtout livré en longueur sur divers sujets dans un entretien accordé au journal Le Parisien. Avec son regard expérimenté, l'ex manager d'Arsenal a notamment évoqué le PSG justement, mais aussi sa carrière, son attrait pour la compétition mais aussi l'Equipe de France. Extraits. 

"Je n’en sais rien si je viendrai un jour au PSG"

"Aujourd’hui, la compétition me manque et en même temps, je veux aussi passer du temps avec les gens que j’aime. Ma carrière d’entraîneur m’a complètement absorbé. Même quand j’étais physiquement avec mes proches, je n’étais pas complètement là… J’aurais pu devenir sélectionneur de l’équipe de France. On m’a proposé plusieurs fois le poste. Mais mon activité de manager me plaisait davantage. Aujourd’hui, les Bleus sont entre de très bonnes mains, Deschamps fait du très bon travail et il n’y a pas de raison que cela change", a par exemple confié l'Alsacien, avant d'évoquer le Paris Saint-Germain et ses rêves de Ligue des Champions. 

Unai Emery Arsene Wenger PSG ArsenalGetty Images

"Je n’en sais rien si je viendrai un jour au PSG. Le PSG a une super équipe, mais connaît une sorte de malédiction en Ligue des champions. Il leur reste à franchir un dernier obstacle. Mais ils y arriveront un jour. Il faut leur donner du temps, mais on doit reconnaître que, cette année, il y a une impatience exacerbée de la part des supporteurs", a ensuite ajouté Arsène Wenger. Si rien ne dit qu'il rejoindra le club de la capitale à l'avenir, le technicien garde toutefois un regard attentif sur ce qui se fait dans le championnat de France. Une compétition qui, pour lui, souffre encore du manque d'uniformisation des niveaux des différents clubs. 

"On est souvent seul et il faut pourtant décider sans avoir de certitudes"

"La Ligue 1 est un championnat assez inégal. Y compris d’une semaine sur l’autre. Je remarque une équipe qui joue super bien un week-end. Et une semaine plus tard, je ne la reconnais plus. Bon, évidemment, le PSG domine très largement la compétition et c’est toujours un problème quand il n’y a pas de suspense sur l’identité du vainqueur. Je ne pense pas me tromper en disant que le PSG pourrait dès aujourd’hui partir en vacances et être quand même champion de France. En fait, pour que la Ligue 1 redevienne intéressante, il faudrait qu’un groupe de quatre ou cinq équipes de tête se constitue. C’est en train de se faire", a confié Arsène Wenger. 

Arsene Wenger AustraliaGetty

Enfin, si on ignore donc de quoi son avenir sera fait, l'ancien coach des Gunners s'est penché sur ses réussites passées chez les pensionnaires de l'Emirates Stadium. Sa force première ? Sa santé, élément indispensable pour exercer aussi longtemps sous une pression constante. 

"J’ai disputé 1235 matchs comme manager d’Arsenal. Ma chance principale, c’est la santé qui m’a permis de n’en manquer aucun. Mais je me suis aussi imposé une certaine hygiène de vie. Je n’ai jamais accepté d’invitation à 48 heures d’un match, par exemple, et jamais après une défaite. Vingt ans de suite, nous avons terminé dans les quatre premiers du championnat d’Angleterre (...) On se souvient des titres, des grandes victoires, des finales gagnées ou perdues, mais la vie d’un entraîneur est beaucoup plus complexe. On est souvent seul et il faut pourtant décider sans avoir de certitudes".

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