Julian Alvarez ne dispose pratiquement plus que d'une seule voie pour quitter l'Atlético Madrid cet été, après que le club espagnol a définitivement fermé la porte à un transfert de son attaquant argentin vers Barcelone. Arsenal, de son côté, guette la situation du joueur durant les cinq derniers jours du marché des transferts, dans un dossier dont les obstacles dépassent désormais le cadre du football.
Selon les informations rapportées par le quotidien espagnol "Marca" de sources internes à l'Atlético Madrid, le club refuse catégoriquement de vendre Alvarez à Barcelone, sa position allant jusqu'à affirmer que "les chances de le vendre à Barcelone sont égales à zéro", tandis que le joueur poursuit son absence aux entraînements pour la troisième journée consécutive, s'accrochant à son espoir de rejoindre le club catalan.
Joan Laporta avait assuré que Barcelone continuerait de tenter de recruter Alvarez jusqu'à la fin du marché, mais la position de l'Atlético s'est durcie après que le conseil d'administration du club a publié un communiqué soutenant la décision de ne pas vendre le joueur à la formation catalane, dans un contexte de tension croissante entre les deux clubs à cause de cette affaire.
Avec la voie vers Barcelone désormais fermée, l'Atlético reste ouvert à l'idée de vendre Alvarez à un club étranger pour 150 millions d'euros, surtout après que le maintien du joueur dans la capitale espagnole est devenu incertain, à la suite de la tension apparue clairement lors de la confrontation face à Villarreal, lorsque les supporters de l'Atlético ont adressé des sifflets à leur vedette, avant que le joueur ne se dirige seul vers les vestiaires.
C'est ici qu'Arsenal apparaît comme la destination la plus réaliste, le club anglais ayant manifesté un vif intérêt pour l'attaquant argentin, séduit par le projet sportif de l'équipe. Mais un obstacle sans rapport avec le terrain pourrait entraver l'opération : les démarches liées à la résidence et aux visas des membres de sa famille en Grande-Bretagne.
La famille d'Alvarez vit avec lui en Espagne, alors que les lois britanniques sur l'immigration sont devenues plus strictes après la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne, ce qui pourrait rendre le transfert du joueur à Londres plus complexe sur le plan familial, d'autant que certains permis de résidence de membres de sa famille ont expiré après sa précédente période en Angleterre.
Cependant, la situation de son épouse semble différente, la journaliste Veronica Brunati ayant expliqué que la femme d'Alvarez peut obtenir un titre de résidence en tant que partenaire à charge d'une personne détentrice d'un visa de travail, ce qui lui permettrait de vivre avec lui de manière légale au Royaume-Uni.
Arsenal est confiant quant à sa capacité à traiter le dossier des visas de la famille du joueur si celui-ci accepte de rejoindre l'Emirates Stadium, mais le club n'a pas encore présenté d'offre officielle décisive à l'Atlético Madrid, bien qu'il estime possible de parvenir à un accord avant la clôture du marché des transferts le 1er septembre.

