La recrue estivale du Real Madrid, Arda Guler, pourrait faire ses débuts ce week-end contre le FC Séville, et ce pourrait être les premiers pas du plus grand joueur de tous les temps, selon l'un de ses entraîneurs de jeunesse.
L'ancien entraîneur des jeunes de Genclerbirligi, Erol Tokgozler, a travaillé avec Guler à l'âge de 13 ans, avant que Fenerbahçe ne vienne le débaucher d'Ankara pour l'emmener à Istanbul. Il ne tarit pas d'éloges sur Guler, qui, même à cet âge, gérait sa vie sur et en dehors du terrain pour optimiser son football.
Il n'aurait d'ailleurs pas pu en dire plus sur Guler, comme il l'a confié à Diario AS.
"Messi est le plus grand que j'ai jamais vu et Arda a de grandes capacités. Messi a déjà tout réussi et Arda doit encore tout faire, c'est encore un enfant. Mais si nous parlons purement de potentiel, Arda a plus de potentiel que Messi. Même s'il a encore un long chemin à parcourir".
"Son football est dans sa phase initiale, il doit jouer beaucoup de matchs pour devenir le joueur qu'il peut être. Mais, comme je l'ai dit, le potentiel d'Arda est meilleur que celui de Messi. Je ne fais que parler de potentiel, bien sûr.
Pourtant, la simple évocation du nom de Messi a de quoi faire dresser les cheveux sur la tête. Ayant joué à Fenerbahçe et au Real Madrid, le jeune homme de 18 ans n'est pas étranger à la pression qui pèse sur lui. Pour ce qui est de ses modèles de jeu, Guler s'est toujours concentré sur un nom moins connu.
"Alex de Souza, la légende de Fenerbahçe, était l'idole d'Arda. Il regardait tout ce qu'il faisait pour essayer de l'imiter. Alex était le héros d'Arda. Il ne m'a jamais parlé d'un autre joueur. C'était toujours : Alex, Alex, Alex".
Guler a déjà reçu beaucoup d'éloges de la part de l'entraîneur Carlo Ancelotti. Tokgozler note ce qui l'a le plus impressionné chez son protégé turc.
"Son habileté avec le ballon au pied. Le ballon était comme un autre membre, un troisième pied. Il pouvait faire tout ce qu'il voulait. Et le plus beau, c'est que dans chaque situation, il avait deux, trois, quatre ou cinq alternatives, cinq plans différents. La position sur le terrain n'avait pas d'importance. Il joue au football avec son esprit. Les défenseurs se demandaient, lorsqu'ils étaient face à lui, comment l'arrêter".
Comme pour tout joueur, et en particulier pour un jeune, il y a encore des choses à améliorer.
"Son potentiel est indéniable, tout le monde peut le voir. Il a tout pour devenir un grand joueur. Mais il n'a joué que 30 ou 40 matches en professionnel, c'est pratiquement un débutant dans le football d'élite... Quand je l'ai formé, je lui ai dit qu'il devait jouer librement, sans se concentrer sur la défense. Perdre le match n'avait pas d'importance, l'essentiel était que le joueur, Arda, s'améliore et grandisse. Aujourd'hui, la situation sera différente.




