Au vu de la situation qu'a atteinte l'affaire Julian Álvarez et du bras de fer entre l'Atlético de Madrid et le Barça, il semble qu'il ne reste plus qu'une seule solution au joueur argentin.
Álvarez continue de ne pas participer aux entraînements, pour le troisième jour consécutif, alors que son avenir avec l'Atlético de Madrid demeure en suspens.
Le journal « Mundo Deportivo » a rapporté qu'il ne reste plus à Álvarez que la résiliation unilatérale de son contrat, ce qu'il peut faire conformément au décret royal numéro 1006 en vigueur en Espagne, qui régit la relation de travail des sportifs professionnels.
La FIFA ne peut pas intervenir dans cette affaire, car elle n'en a pas la compétence, étant donné qu'il s'agit de deux clubs du même pays.
Concrètement, l'affaire s'appuie sur l'article 16, qui stipule ce qui suit : « La rupture du contrat sur la volonté du sportif professionnel, sans qu'il existe un motif imputable au club, donne à ce dernier le droit, le cas échéant, d'obtenir une indemnisation ; à défaut d'accord à ce sujet, l'instance judiciaire prud'homale en détermine le montant en fonction des circonstances liées à l'aspect sportif, du préjudice subi par l'entité, des raisons de la résiliation du contrat et de tous les autres éléments que le joueur estime pouvoir faire valoir. »
Si Álvarez venait à franchir ce pas, ce sont les tribunaux qui décideraient du montant de l'indemnité que le joueur devra verser à l'Atlético de Madrid à la suite de la résiliation du contrat.
Mais ce montant devra, en revanche, être payé par le FC Barcelone en tant que responsable subsidiaire, et ce en fonction des années restantes du contrat du joueur, et au regard de la clause libératoire figurant dans son contrat, qui s'élève à 490 millions d'euros.
C'est ce que stipule le deuxième alinéa de ce même article 16 : « Si le sportif signe, dans un délai d'un an à compter de la date d'expiration du contrat, avec un autre club ou une autre entité sportive, cette entité sera responsable à titre subsidiaire du règlement des obligations financières mentionnées. »
Mais le montant qui sera fixé ne sera en aucun cas de 490 millions d'euros, valeur de la clause libératoire signée dans le contrat du joueur avec l'Atlético de Madrid.
À cela s'ajoute le fait que la justice ordinaire considère de telles clauses libératoires comme abusives lorsqu'elles sont imposées par les clubs aux joueurs.
Il faut également prendre en compte que le joueur est lié par un contrat avec l'Atlético de Madrid jusqu'en 2030, et qu'il perçoit un salaire d'environ 12,5 millions d'euros par an avant impôts, soit près de 6,2 millions d'euros net.
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