Le silence de l'ancien entraîneur d'Arsenal, Arsène Wenger, face au projet raté de vente de la Coupe du monde semble en contradiction avec l'époque où il critiquait l'influence corruptrice de l'argent sur le jeu, selon le journal britannique « Telegraph ».
Le journal a rapporté, ce dimanche, que de hauts conseillers, des directeurs opérationnels, et même le président américain Donald Trump, ont pris leurs distances à des degrés divers avec le dirigeant suisse en difficulté, mais les opinions de Wenger demeurent une énigme.
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Wenger, âgé de 76 ans, qui se remet sans aucun doute du calendrier éprouvant de la Coupe du monde, n'est pas tenu de s'exprimer publiquement contre son président. Mais c'est précisément là son domaine d'expertise professionnelle. Et que ce soit juste ou non, les observateurs extérieurs associeront le poste de Wenger à la nature du projet raté, et s'interrogeront sur son éventuelle implication.
Bien sûr, le silence de Wenger ne signifie pas de la complicité. Mais sa présence aux côtés d'Infantino lui confère une légitimité. Et c'est le cas depuis novembre 2019, lorsque la FIFA a annoncé la nomination de Wenger avec une photo des deux hommes se serrant la main et souriant à la caméra, selon le « Telegraph ».
Et lorsqu'Infantino a célébré ses dix ans à la présidence de la FIFA, Wenger a fait son éloge en déclarant qu'il était « toujours prêt à aller de l'avant et à créer de nouvelles idées ». Durant la Coupe du monde, Wenger était souvent vu assis derrière Infantino lors des matchs, ou en train de lui serrer la main dans les tribunes.
Une relation controversée
Pour ceux qui vénéraient Wenger durant son passage à Arsenal, son association avec la FIFA ces dernières années a été difficile à digérer. Et cela devient encore plus difficile aujourd'hui, alors que la présidence d'Infantino atteint de nouveaux niveaux de toxicité.
Le journal a ajouté que Wenger, l'homme que ses partisans dépeignaient comme une boussole morale et un gardien fidèle du jeu, est désormais étroitement lié à ceux qui cherchent à transformer le sport à jamais dans la quête du profit financier.
Il a conclu en s'interrogeant : Wenger restera-t-il de ce côté de la barrière, fidèle à Infantino ? Ou fera-t-il lui aussi savoir que c'était un pas de trop ? Soulignant qu'une grande partie de sa réputation, déjà entachée par sa relation avec Infantino, pourrait désormais dépendre de la direction qu'il prendra.


