Angers-PSG (1-2) - Un PSG sérieux fait le métier à Angers

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Impliqué et décisif, Neymar, qui disputait son dernier match de la saison, a permis au PSG de mettre un terme à sa série négative, à Angers (1-2).

Lorsque Thomas Tuchel a répété, vendredi, que ses hommes avaient longtemps été excellents cette saison, c'était une façon de leur rappeler ce qu'ils peuvent et doivent être. Et de leur montrer, aussi, ce qu'ils n'étaient plus depuis un petit mois maintenant. À Angers, ils n'ont pas affiché la virtuosité de leurs plus belles heures cette année, mais ils ont fait le métier. Bien-sûr, un penalty au finish a un peu terni l'ensemble, mais ce match ne leur a pas glissé entre les doigts cette fois-ci, pas plus qu'une reprise à bout portant de Bahoken n'a échappé à ceux d'un Gigi Buffon appliqué (16e).

Cette énorme occasion angevine était venue couronner un premier quart d'heure de bonne facture pour l'équipe de Stéphane Moulin, entreprenante et conquérante dans son mode opératoire habituel. En face, les Parisiens diffusaient encore cette impression de contretemps - dans leurs transmissions, leurs choix, leurs courses. Bref, le PSG a mis du temps à se mettre dedans. Avant l'énorme frisson de Bahoken, le milieu offensif gauche Flavien Tait avait tenté le coup d'une frappe vicieuse dans le soupirail bien écartée par Buffon (10e).

Neymar s'est occupé de tout

C'est au moment où on s'y attendait le moins que les champions de France ont trouvé l'ouverture, dans la lignée d'un but refusé à Edinson Cavani pour une position de hors-jeu (19e). Neymar a alors pris les choses en main. Dans les faits, le Brésilien s'est presque occupé de tout. Il a d'abord fait parler sa connivence technique avec Dani Alves pour solliciter son compère, qui l'a parfaitement servi pour l'ouverture du score (0-1, 20e) - le premier but de la tête pour son 51ème dans le championnat de France.

PSG - Neymar, un petit tour et puis s'en va

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Ensuite, avant l'heure de jeu, il s'est joué de la défense angevine avec une facilité déconcertante sur son côté gauche avant de distiller un centre fouetté à Angel Di Maria pour le but du break, également de la tête (0-2, 58e). Avant et après, le Brésilien a alterné temps morts et éclats. Entre quelques longueurs, il a proposé, dribblé et parfois abusé sur des petites gourmandises. En fait, il est assez étonnant de constater que ce match banal de Ligue 1 est une allégorie de ce qu'est le PSG avec ou sans lui. Même inégal, il reste l'étincelle qui change tout.

Angers PSG

Paris a peu levé le pied dans le dernier quart d'heure et Angers a obtenu un penalty où Marquinhos a été sévèrement exclu, à cinq minutes de la fin, des suites de la règle de la double peine. Flavien Tait s'est chargé de le transformer en deux temps (1-2, 85e). Mais l'affaire était réglée. Paris va pouvoir terminer cette saison chaotique avec sérénité. Thomas Tuchel n'en demandait pas plus.

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