Jeudi soir, l'Algérie va affronter le Portugal en amical. La rencontre se déroulera à l'Estadio de la Luz de Lisbonne. Une rencontre de prestige et sans grand enjeu à priori. Côté Fennecs, il ne s'agit pourtant pas d'un simple match de préparation. Le sélectionneur Rabah Madjer jouera gros puisqu'une défaite, la quatrième de suite de sa sélection, pourrait le condamner.
Nommé à la tête de la sélection algérienne en octobre dernier, Madjer n'a pas encore disputé le moindre match de compétition. Pourtant, les supporters et aussi l'opinion publique en Algérie n'ont pas attendu qu'il faute lors qualifications de la CAN pour commencer à réclamer sa tête. L'homme à la talonnade est vivement critiqué pour ses résultats, le style de jeu peu séduisant que pratique l'équipe sous sa direction et aussi sa communication qui laisse grandement à désirer.
Madjer sait parfaitement la situation critique dans laquelle il se trouve. Et, ce mercredi, il a profité du point-presse d'avant-match pour exprimer ses sentiments et aussi prendre à témoin la presse portugaise par rapport à l'acharnement dont il pense être victime. "Mes amis portugais ne savent pas la vrai version de ce qui se passe en équipe nationale. Il faut qu'ils le sachent aussi et qui le transmettent dans le monde entier, parce que je suis victime d'une machination, alors qu'on fait du bon travail".
Embarrassés, les journalistes lusitaniens n'ont pas répondu. Madjer a pourtant enchéri en lâchant : "Nous n'avons joué que des matchs amicaux ! On pas joué encore de match officiel. Alors je m'adresse à vous les journalistes portugais, est ce que ça existe chez vous un entraineur qui perd un match amical et on décide de le virer ?". Une autre question restée sans réponse.
Tout en assurant qu'il n'est pas affecté par ce qui se passe dans son dos, le sélectionneur algérien en a ensuite remis une couche et déploré le traitement dont il souffre : "Maintenant, je donne raison à mes prédécesseurs qui refusaient de jouer des matchs amicaux car ils ne voulaient pas être dans la même situation que moi. Par contre mon staff et moi avons eu le courage de dire, nous voulons des matchs amicaux, pour construire une équipe nationale sur des bases très solides et on n'a pas peur de perdre (…) On veut mon départ pour une défaite en amical, c'est du jamais vu ! C'est comme si on demandait le départ de l'entraineur du Portugal pour le match nul face à la Tunisie."
Madjer a ensuite conclu en affirmant qu'il croyait en un bon résultat face aux champions d'Europe en dépit de toutes les difficultés que lui et ses joueurs traversent actuellement : "Nous allons jouer avec beaucoup de rigueur et de tactique. Si les joueurs respectent les consignes tactique de l'entraineur on peut faire quelque chose." Et en cas d'énième faux-pas.? "Ce qui doit arriver arrivera", a-t-il rétorqué.
