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Alexis Sanchez MarseilleGetty

A quoi joue l’OM avec Alexis Sanchez ?

Dans environ quatre semaines, l’Olympique de Marseille sera concerné par le dernier tour qualificatif de la Ligue des Champions. C’est beaucoup et peu à la fois. Beaucoup, car il y a encore suffisamment de temps pour préparer l’équipe en vue de cette échéance. Et peu, parce qu’il ne faudrait pas trainer pour construire l’effectif appelé à attaquer cette nouvelle saison. Il y a des dossiers qui doivent être réglés rapidement et celui qui urge le plus actuellement concerne Alexis Sanchez.

Le jeu de dupes n’a pas fonctionné

Alexis Sanchez n’est pas un joueur comme les autres. C’est peut-être le plus précieux que compte l’OM dans son groupe. Ou comptait, plus précisément. Car depuis le 30 juin dernier, et l’expiration de son bail, l’international chilien n’appartient officiellement plus au club phocéen. Il est libre comme l’air et a toute latitude de signer avec l’équipe de son choix.

Les responsables olympiens ont tenté de prolonger l’ancien barcelonais, mais les discussions n’ont pas été concluantes. Le contact n’est aujourd’hui pas totalement rompu, mais la tendance est clairement à une séparation. Les signaux d’une rupture à venir sont d’ailleurs nombreux, comme le fait que l’intéressé a vendu sa propriété à Marseille tout en se proposant à des écuries anglaises par le biais de son agent.

La dernière fois qu’il s’est exprimé au sujet d’Alexis Sanchez, Pablo Longoria a laissé entendre que Marseille est prêt à tourner la page de Nino El Maravilla. Lors de la conférence de presse organisée pour la présentation du nouveau coach Marcelino (le 4 juillet dernier), il avait déclaré : « On respecte ce qu'Alexis a fait pour nous, la trajectoire qu'il a au niveau international. Alexis mérite du respect de notre côté. On doit bien analyser l'effectif pour voir comment faire. Il faut voir comment les profils sont complémentaires entre eux pour s'adapter aux besoins du coach ». Même de son de cloche chez le successeur d’Igor Tudor : « On n'a pas d'excuse. On va avoir besoin de profils différents, il faudra qu'on se bouge sur les profils offensifs en plus des joueurs cités. Les attaquants seront peut-être ceux qui s'adapteront le plus facilement. On va essayer de travailler pour bien faire. C'est la position qu'on a aujourd'hui ».

L’OM ne trouve pas d’alternative à Alexis Sanchez

L’espoir de garder Sanchez se serait-il totalement évaporé ? Mais si c’est le cas, pourquoi le club ne lui a pas encore trouvé de remplaçant. A l’entame du mercato, il était même question de faire deux avant-centres si jamais le Chilien partait. Au bout d’un mois et demi, le nombre de transfuges dans ce secteur est toujours de zéro. Il n’y a d’ailleurs eu que Geoffrey Kondogbia comme renfort enregistré.

Il y a bien eu des noms évoqués ici et là pour potentiellement ranimer l’attaque olympienne, mais à ce jour cela ne reste que des bruits dans les médias. Dont certains qui se sont trop vite éteints. La piste Wissam Ben Yedder, intéressante sur le papier, n’a été qu’un feu de paille. Il en est de même pour l’Ivoirien Wilfired Zaha, parti pour rester à Crystal Palace. L’Iranien Mehdi Taremi a été annoncé comme éventuelle recrue mais c’était plus un fantasme des supporters qu’une réelle option. Enfin, on évoque depuis plusieurs jours la possible venue d’Iliman Ndiaye. C’est la rumeur la plus crédible mais le jeune Sénégalais n’occupe pas la pointe de l’attaque. C’est plus un milieu offensif.

Il n’est pas trop tard pour faire un sacrifice

Pour ne pas que leur début de saison soit phagocyté par cette problématique et éviter ensuite un panic-buy à même de déboucher par un flop, l’OM est tenu de trouver une solution très rapidement.

Et de deux choses l’une. Soit, il faut trancher et parier sur un nouvel attaquant au plus vite, avec toutes les risques d’erreur que cela comporte. Et quand on connait l’historique local à ce poste si important, il y a de quoi redouter un mauvais choix. Soit, on relance les négociations avec celui qui a planté 18 buts la saison dernière et en mettant tout en œuvre pour le convaincre de rempiler. La deuxième alternative parait la plus logique et la plus raisonnable. Peut-être pas pour les finances du club, mais il convient de rappeler que le manque à gagner lié à une non qualification pour la phase de poules de la C1 se chiffre à 30 millions d’euros minimum. Quand on sait qu’Alexis Sanchez ne touche actuellement « que » 3 millions de par an, cela vaut bien un petit effort financier à même de persuader le joueur que son avenir se situe bien du côté du Vélodrome. N’est-ce pas monsieur Longoria ?

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