A l'OM, la bonne pioche de l'été, c'est Adil Rami

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Malgré une blessure qui l'enquiquine, Adil Rami a réussi ses débuts à l'OM. Le défenseur international est déjà le patron de l'arrière-garde.

"Je ramène du charme à cette équipe." Avec cette punchline humoristique, Adil Rami ne parlait pas de Pamela Anderson l'actrice américaine avec qui il entretient une relation, mais bien de la frétillante moustache qu'arborait le défenseur à son arrivée à l'Olympique de Marseille. Heureusement pour lui, Adil Rami n'apporte pas à son nouveau club que sa plastique et son sourire ravageur. Adil Rami a signé pour quatre ans à l'OM pour en devenir le chef de défense. Et il a déjà parfaitement endossé son costume.

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L'international français s'est acclimaté à la vitesse grand V. La présence de plusieurs Bleus (Mandanda, Evra, Payet...) lui a facilité la tâche. Celle de Rudi Garcia connu à Lille également. "Je connais l'entraîneur et il connaît mes qualités, mes faiblesses... Il attend de moi mon naturel c'est-à-dire ne jamais baisser les bras, être un soldat pour l'équipe", explique Rami qui a inscrit son premier sous ses nouvelles couleurs contre Konyaspor en coupe d'Europe jeudi dernier. La relation entre les deux hommes a accéléré le processus d'intégration. Sa blessure au pectoral a mis un coup de frein mais son retour rapide a confirmé sa réputation. Pour aider son équipe, Rami, absent lors de la rouste encaissée à Monaco (1-6), est revenu plus vite que prévu quitte à serrer les dents.

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Avant ce pépin, les premières sorties du joueur avaient étouffé la polémique qui avait surgi sur un prétendu réseau lillois de Garcia. "C'est plutôt une démarche intelligente de récupérer des joueurs compétents dont tu connais l'état d'esprit, non ?", a rétorqué le technicien dans le journal L'Equipe avant de préciser les raisons techniques qui l'ont poussé à miser sur Rami : "Je l'ai surtout pris parce qu'il peut rivaliser avec n'importe quel attaquant sur la planète.  Il est toujours aussi joyeux, blagueur, motivé, c’est une force de la nature. Techniquement, quand il reste simple, il est précieux. Il n’a pas peur de jouer même s’il faut qu’il se débarrasse de quelques gestes parasites quand il se prend pour un n°10." Andoni Zubizarreta parle d'un "joueur intense avec un gabarit, de la vitesse et bon dans la sortie du ballon. Il aide à maintenir la ligne défensive très haute." 

Escorté par le scepticisme de certains supporters marseillais qui l'attendent au tournant, Adil Rami est sans doute la recrue qui doit supporter le plus de pression. La moindre erreur lui coûtera cher même si elle est noyée au milieu de dizaines de duels remportés et des tas de matches pleins. "Je recherche cette adrénaline, cette pression, j'ai besoin de ça pour avancer. Ca va très bien avec mon caractère", assure le défenseur qui comme Valère Germain a réalisé "un rêve d'enfance".

Natif de Fréjus dans le Var, il supportait l'OM depuis son plus jeune âge. Celui qui fêtera ses 32 ans en décembre s'inscrit comme une pièce majeure dans le lancement du projet McCourt. "Marseille est un club ambitieux avec du caractère et l'envie de faire partie de l'élite européenne. C'était le moment parfait pour revenir chez moi en France", raconte l'ex-joueur de Valence, de l'AC Milan et du FC Séville dont le duo avec le roc tunisien Aymen Abdennour est très attendu. La perspective d'intégrer le groupe France pour la coupe du monde 2018 fait partie de ses défis. La concurrence est immense dans ce secteur avec des anciens en place (Koscielny, Varane) et des jeunes qui poussent (Umtiti, Kimpembe, Zouma...). Mais Adil Rami (33 sélections) ne rendra pas les armes.

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