Balogun avait écopé d'un carton rouge direct en seizièmes de finale. La FIFA a toutefois annoncé dimanche avoir levé avec sursis cette suspension d’un match, invoquant l’article 27 de son règlement. Balogun est donc autorisé à jouer mardi (2 h 00, ARD et MagentaTV) lors du huitième de finale contre la Belgique. Selon le New York Times, le président américain Donald Trump aurait auparavant demandé personnellement au président de la FIFA, Gianni Infantino, de réexaminer cette suspension.
La décision a immédiatement suscité la réaction de l’ancien président américain, qui a remercié la FIFA « d’avoir fait ce qu’il fallait et d’avoir réparé une grande injustice ! » sur son réseau Truth Social. Auparavant, le sénateur Marco Rubio, souvent présenté comme proche de l’administration Trump, avait déjà critiqué l’expulsion de Balogun. « Ils ont été traités de manière scandaleuse », a-t-il déclaré dans la salle de presse de la Maison Blanche à Washington.
La RBFA s’est dite « surprise » par cette décision et s’est appuyée sur l’article 66.4, qui stipule qu’un carton rouge entraîne automatiquement une suspension pour le match suivant. La fédération belge a également fait référence à une circulaire envoyée avant le début de la Coupe du monde, dans laquelle cette règle avait été rappelée.
Balogun avait été expulsé contre la Bosnie-Herzégovine (64^e) après avoir marché involontairement sur la cheville de Tarik Muharemovic. Il avait ensuite écopé d’une suspension d’un match. Toutefois, conformément à l’article 27 du règlement disciplinaire de la FIFA, une sanction peut être assortie d’un sursis.
Cristiano Ronaldo avait déjà profité d’une telle mesure : expulsé en novembre lors des qualifications mondiales contre l’Irlande pour un coup de coude sur Dara O’Shea, il avait écopé de trois matchs de suspension, mais n’en avait purgué qu’un seul, les deux autres étant assortis d’un sursis d’un an.