Même si la Suisse affiche un système défensif solide, elle laisse toutefois des failles dont l'Argentine pourrait tirer parti. L’une de ces brèches se manifeste lorsque Ricardo Rodríguez monte en attaque : un intervalle se crée alors entre le latéral gauche et Nico Elvedi, notamment quand l’adversaire inverse rapidement le sens de son offensive ou lance une passe en profondeur. Lionel Messi peut exploiter cet intervalle grâce à sa précision balle au pied, tandis que Julián Álvarez ou Lautaro Martínez se projettent dans la profondeur.
Sur coups de pied arrêtés, la Suisse a tendance à surprotéger sa surface, offrant des rebonds ou des seconds ballons. La Colombie en a profité en huitièmes ; l’Argentine, elle, aligne des attaquants capables de conclure depuis cette zone.
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La blessure de Johan Manzambi a contraint l’entraîneur Yakin à revoir son schéma offensif. Fabian Rieder offre un meilleur contrôle du ballon, mais il lui manque la vitesse et les qualités individuelles que le jeune joueur a exhibées tout au long du tournoi. Par ailleurs, plusieurs titulaires sont à la limite de la suspension : Dennis Zakaria, Granit Xhaka et Miro Mehmedi comptent déjà un carton jaune, et un second les priverait d’une éventuelle demi-finale. Cette situation pourrait les inciter à la prudence dans certains duels.
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