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Une décision qui lève le voile : pourquoi Guardiola a-t-il fui l'enfer italien ?

Le refus de l'Espagnol Pep Guardiola d'entraîner la sélection italienne n'a pas été qu'une simple décision personnelle : il a révélé bon nombre des problèmes que traverse la Squadra Azzurra ces dernières années, et il a rouvert le débat sur les raisons du déclin de l'une des plus grandes sélections du monde, qui n'a pas réussi à se qualifier pour la Coupe du monde pour la troisième fois consécutive.

La Fédération italienne de football avait placé Guardiola en tête de sa liste de candidats pour diriger la sélection, dans l'espoir de retrouver le prestige perdu. Mais le technicien espagnol a décidé de ne pas tenter l'aventure, ce qui a ensuite dirigé les regards vers d'autres options moins prestigieuses.

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    Des outils qui ne correspondent pas aux idées de Guardiola

    Quiconque connaît la philosophie de Guardiola sait qu'il n'accepte aucun projet sans disposer des outils adéquats pour le mener à bien. Le technicien espagnol mise sur la qualité des joueurs, la capacité à conserver le ballon et le contrôle du rythme du match, ce qui nécessite avant toute chose des éléments dotés de compétences exceptionnelles.

    Mais la réalité actuelle de la sélection italienne est bien différente : les talents sont moins nombreux qu'auparavant, et le championnat italien ne produit plus la même quantité de joueurs capables de porter un projet footballistique moderne, ce qui rend l'application des idées de Guardiola une tâche extrêmement complexe.

    Et ce n'est pas un hasard si ses plus grands succès sont venus avec des générations exceptionnelles : à commencer par le Barça qui réunissait Xavi, Iniesta et Messi, en passant par le Bayern Munich rempli de stars, jusqu'au Manchester City où il a obtenu tout ce dont il avait besoin en matière de recrues et de moyens.

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  • Pep Guardiola Manchester CityGetty

    Une crise plus profonde que le nom de l'entraîneur

    Le problème, pour l'Italie, ne se limite pas à l'absence de talents, mais s'étend à toute la manière dont le projet est géré. En effet, la Fédération italienne traverse depuis des années une phase de tâtonnements dans ses décisions techniques, ce qui s'est directement répercuté sur les résultats de la sélection.

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    Après le refus de Guardiola, la Fédération s'est orientée vers la nomination d'Andrea Pirlo, bien que son expérience d'entraîneur reste limitée et qu'il n'ait pas obtenu les succès qui le qualifieraient pour diriger une sélection de l'envergure de l'Italie dans l'une des périodes les plus difficiles de l'histoire du football italien.

    Ce revirement reflète l'ampleur de la crise au sein de la Fédération et confirme que le problème ne réside pas dans le seul entraîneur, mais dans l'absence d'un projet clair capable de reconstruire la sélection sur des bases solides.

  • Deux philosophies inconciliables

    Il y a aussi un aspect tactique impossible à ignorer : le football italien repose historiquement sur la discipline défensive, l'organisation et le réalisme dans la gestion des matches, tandis que Guardiola incarne une école totalement différente, fondée sur la possession absolue, le pressing haut et la construction du jeu depuis l'arrière, avec une prise de risque importante à toutes les phases du match.

    Et même si Pep a réussi à faire évoluer ses idées au fil des années, leur application nécessite des joueurs qui y croient et savent les mettre en œuvre, ce qui pourrait ne pas être le cas au sein de l'actuelle sélection italienne.

    C'est pourquoi il semble que Guardiola n'ait pas tant rejeté le nom de l'Italie que les circonstances qui l'entourent, convaincu que le succès nécessite un projet global qui commence par la direction, passe par les talents et se termine par l'entraîneur, et non l'inverse.

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