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Un Real à deux visages s'impose dans la douleur face à Levante

L'incendie couvait, il a failli tout dévaster. Dans un Santiago Bernabéu en ébullition, au bord de la rupture sentimentale avec son équipe, le Real Madrid a réussi l'essentiel : éteindre les flammes et sauver les meubles. Après la débâcle en Coupe face à Albacete, les débuts d'Álvaro Arbeloa sur le banc madrilène ont été tout sauf une partie de plaisir. Victorieux du Levante (2-0) grâce à une seconde période salvatrice, le Real reste au contact du Barça, mais la fracture avec son public est béante. Les mouchoirs blancs et les sifflets ont parlé : la patience est morte.

  • Real Madrid CF v Levante UD - LaLiga EA SportsGetty Images Sport

    La bronca, les mouchoirs et le néant

    Le premier acte fut un calvaire absolu, une insulte à l'histoire du club. Lents, prévisibles, sans âme, les Merengues ont offert un spectacle désolant, incapables de bousculer un Levante bien organisé. La bronca monumentale à la mi-temps, accompagnée de chants demandant la démission de Florentino Pérez, a sanctionné une équipe à la dérive. Vinicius et Bellingham, cibles privilégiées de la colère populaire, erraient comme des âmes en peine. Le Real touchait le fond.

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    Güler, le pompier de service

    C'est du banc qu'est venue la lumière, et elle parle turc. Entré à la pause, Arda Güler a transfiguré le visage de son équipe. Dynamique, vertical, le jeune prodige a réveillé le stade et ses partenaires. C'est lui qui a lancé Kylian Mbappé dans la profondeur pour provoquer le penalty libérateur, transformé sans trembler par le Français (58e). 1-0. Le soulagement était immense, presque palpable. Güler, encore lui, déposait ensuite un corner parfait sur la tête du canterano Raúl Asencio pour le but du break (65e).

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    Une paix précaire

    À 2-0, le Real a enfin respiré, retrouvant un semblant de football. Mastantuono fracassait la barre, Ryan multipliait les arrêts devant Bellingham et Vinicius, mais le mal était fait. Si les jeunes (Güler, Asencio) ont été acclamés, les cadres ont continué d'essuyer la fronde du public. Vinicius, applaudi ironiquement après un raté, symbolise ce divorce.

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    Arbeloa gagne du temps

    Pour sa première en championnat, Álvaro Arbeloa s'en sort indemne au tableau d'affichage, mais il sait que le chantier est immense. Cette victoire n'est qu'un pansement sur une plaie ouverte. Le Real Madrid a calmé la tempête pour quelques jours, mais le ciel au-dessus du Bernabéu reste chargé de nuages noirs. Il faudra bien plus qu'une mi-temps correcte face au Levante pour reconquérir le cœur d'un madridismo blessé.

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