Donis estime que cette adaptation constante est nécessaire pour aborder chaque match avec la stratégie qui lui convient, mais les faits montrent qu'elle nuit plus qu'elle n'aide.
Malgré un dispositif à cinq défenseurs face à l’Espagne, « El Matador » a percé aisément la défense saoudienne, notamment sur le premier but, dans un contexte de manque de communication entre des joueurs qui semblaient ignorants des attentes.
Une situation somme toute logique, eu égard au peu de temps dont a disposé Donis à la tête de la sélection saoudienne, d’autant qu’il a confié à certains joueurs des rôles hybrides entre défense et attaque, sans qu’ils aient pu s’y familiariser lors des rares matchs amicaux.
Donis a voulu calquer son approche sur celle de Guardiola, célèbre pour ses rotations permanentes, mais il n’a ni choisi la bonne méthode ni attendu le moment opportun pour les appliquer, subissant les inconvénients sans en retirer les avantages.
Guardiola n’applique ce système qu’avec des joueurs qu’il connaît depuis longtemps, après des semaines d’entraînement spécifique et une fois leur niveau technique validé.
Donis, lui, n’a testé le 5-arrière qu’à la veille d’affronter l’Espagne, sans l’avoir rodé en match amical et après moins d’un mois de travail avec le groupe.
Malgré ce revers, le technicien grec maintient sa politique de changements permanents et prépare déjà un nouveau plan pour affronter le Cap-Vert, espérant cette fois voir ses ambitions se concrétiser.