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Saudi Arabia Training And Press Conference - FIFA World Cup 2026Getty Images Sport

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Un plan pour chaque match… La méthode Guardiola a-t-elle perturbé le parcours de Donis avec l’Arabie saoudite ?

Les supporters saoudiens ont vécu des sentiments partagés vis-à-vis du sélectionneur grec Georgios Donis, et ce, non seulement durant cette Coupe du monde, mais aussi depuis son arrivée à la tête de l’équipe nationale.

Nommé officiellement en avril dernier pour succéder au Français Hervé Renard, il a pris les commandes de la sélection à moins de deux mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

  • Des sentiments mitigés

    L’arrivée de Donis a suscité des réactions partagées : ses soutiens saluent sa connaissance du championnat saoudien, tandis que ses détracteurs estiment qu’il existe des entraîneurs plus prestigieux.

    Tous s’accordaient toutefois sur la difficulté de la mission confiée à l’entraîneur grec et sur la nécessité de ne pas le juger sur les résultats de la sélection saoudienne lors de la Coupe du monde, d’autant plus que le temps presse avant le tournoi.

    Cette perception a basculé après les matchs amicaux des « Verts », notamment la rencontre perdue 2-1 face à l’Équateur, où des signes de renouveau offensif sont apparus.

    Ces impressions favorables se sont confirmées lors de la large victoire 3-0 contre Porto Rico, puis lors du match nul 0-0 face au Sénégal.

    À la mi-temps de l’ouverture du Mondial face à l’Uruguay, les observateurs pensaient avoir trouvé la marque de fabrique de la sélection saoudienne : un bloc solide et une efficacité suffisante pour mener 1-0, présageant un avenir prometteur.

    Cet optimisme s’est toutefois rapidement évaporé en seconde période : les Uruguayens ont égalisé, puis multiplié les occasions, tandis que les Saoudiens reculaient sans justification tactique, laissant filer la victoire.

    Tout espoir s’est alors complètement effondré après la défaite cuisante face à l’Espagne (4-0), les supporters ne croyant plus en la capacité de l’équipe à franchir l’obstacle du Cap-Vert pour se qualifier pour le tour suivant.

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  • Un plan de jeu pour chaque rencontre

    Les performances irrégulières de l’équipe d’Arabie saoudite s’expliquent par un changement tactique brutal opéré par Donis en match officiel, après une phase de stabilité durant les rencontres amicales précédant la Coupe du monde.

    En phase de groupes, il a aligné un 4-4-2 avec Mohammed Abou Al-Shamat en milieu droit, chargé d’appuyer l’arrière latéral Saoud Abdelhamid dans les deux sens du jeu.

    Face à l’Espagne, il a abandonné ce schéma, écartant Abou Chamat et Mohamed Knou du milieu pour passer à un 5-3-2 censé densifier l’axe défensif, sans succès.

    Selon la presse, Donis devrait encore modifier son schéma face au Cap-Vert, en passant à un 4-3-3 avec Sultan Mandash en ailier droit pur et le retour de Knou au milieu.

  • La vision tactique de Guardiola

    Donis estime que cette adaptation constante est nécessaire pour aborder chaque match avec la stratégie qui lui convient, mais les faits montrent qu'elle nuit plus qu'elle n'aide.

    Malgré un dispositif à cinq défenseurs face à l’Espagne, « El Matador » a percé aisément la défense saoudienne, notamment sur le premier but, dans un contexte de manque de communication entre des joueurs qui semblaient ignorants des attentes.

    Une situation somme toute logique, eu égard au peu de temps dont a disposé Donis à la tête de la sélection saoudienne, d’autant qu’il a confié à certains joueurs des rôles hybrides entre défense et attaque, sans qu’ils aient pu s’y familiariser lors des rares matchs amicaux.

    Donis a voulu calquer son approche sur celle de Guardiola, célèbre pour ses rotations permanentes, mais il n’a ni choisi la bonne méthode ni attendu le moment opportun pour les appliquer, subissant les inconvénients sans en retirer les avantages.

    Guardiola n’applique ce système qu’avec des joueurs qu’il connaît depuis longtemps, après des semaines d’entraînement spécifique et une fois leur niveau technique validé.

    Donis, lui, n’a testé le 5-arrière qu’à la veille d’affronter l’Espagne, sans l’avoir rodé en match amical et après moins d’un mois de travail avec le groupe.

    Malgré ce revers, le technicien grec maintient sa politique de changements permanents et prépare déjà un nouveau plan pour affronter le Cap-Vert, espérant cette fois voir ses ambitions se concrétiser.