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« Si c'est vrai, je ne peux pas l'accepter » - Gianluca Prestianni mis en garde par un coéquipier du Benfica après des accusations de racisme

  • Le silence du Benfica prend fin

    Prestianni, âgé de 19 ans, a déjà été frappé d'une suspension provisoire d'un match par l'UEFA, alors que l'instance dirigeante enquête sur des allégations de propos racistes tenus lors de ce match européen à enjeux élevés. L'affaire a polarisé l'opinion, opposant le témoignage du grand club espagnol aux dénégations initiales du camp de Benfica. Alors que l'enquête entre dans une phase critique, l'intervention de Lukebakio marque la première fois qu'un membre senior du vestiaire de Benfica aborde publiquement la gravité des accusations, trouvant un équilibre entre la loyauté envers un collègue et une position morale ferme sur la discrimination.

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    Lukebakio aborde la « situation particulière »

    Dans une interview révélatrice accordée à Pickx+ Sports, Lukebakio a admis que les retombées du match contre le Real Madrid avaient créé une atmosphère difficile au sein de l'équipe. « C'est une situation particulière. Et j'avoue que je ne sais pas comment la gérer. J'en ai beaucoup parlé dans le passé avec d'autres personnes, me demandant comment réagir si cela m'arrivait un jour, car généralement, on vit cela de loin », a expliqué l'attaquant.

    Lukebakio a reconnu que si les joueurs sont conscients du bruit qui entoure l'affaire, ils ne connaissent pas encore les faits définitifs de l'échange. « C'est vrai que les gens parlent et spéculent. Mais au final, nous ne savons pas ce qu'il a réellement dit », a-t-il ajouté, soulignant le manque d'informations qui a permis à la controverse de s'envenimer. 

  • Doutes sur le discours du Real Madrid

    L'ancien joueur de Séville a également évoqué la possibilité que cet incident ait été utilisé à des fins tactiques ou psychologiques, suggérant que la vérité pourrait être plus complexe que ne le laissent entendre les premiers rapports. « Est-ce la réalité ou a-t-on exagéré pour en tirer profit ? Je me dis qu'il est également possible que le Real ait voulu tourner cela à son avantage », a déclaré Lukebakio. Ce point de vue rejoint celui de certains médias portugais qui ont remis en question le moment choisi et la gravité des accusations portées par le camp madrilène dans le cadre d'une rencontre aussi disputée.

    Malgré ces doutes, l'ailier a refusé d'apporter un soutien aveugle à son coéquipier, indiquant clairement qu'un tel comportement n'avait pas sa place si les accusations s'avéraient fondées. La pression interne sur Prestianni s'intensifie, l'équipe semblant peu disposée à présenter un front uni pour le défendre tant que l'enquête n'est pas terminée. La volonté de Lukebakio d'envisager plusieurs versions de l'histoire montre la position nuancée dans laquelle se trouvent les joueurs, pris entre solidarité professionnelle et éthique personnelle.

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    Un avertissement sévère pour Prestianni

    Lukebakio a conclu ses réflexions par un message fort, mettant essentiellement Prestianni en garde quant à sa future place dans l'équipe. « Tout ce que j'espère, c'est que ce qu'il a dit est faux. Parce que si c'est vrai, je ne peux pas l'accepter. Je suis contre les injustices. Et toute injustice mérite d'être sanctionnée », a déclaré fermement le Belge. Cela indique clairement que si l'enquête de l'UEFA conclut à la culpabilité de l'Argentin, celui-ci pourrait se retrouver isolé dans son propre vestiaire, malgré son statut de star montante.

    Pour Benfica, cette situation reste une distraction importante alors que le club cherche à progresser en Ligue des champions. Le club s'est forgé une réputation de formateur de jeunes talents, mais ce dernier scandale menace de ternir l'image de l'un de ses atouts les plus prometteurs. Alors que le monde du football attend la décision finale de l'UEFA, les propos de Dodi Lukebakio rappellent que dans le football moderne, la discrimination est tolérée, même entre coéquipiers qui portent les mêmes couleurs le samedi après-midi.








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