Vous avez plus de 18 ans ?

Help us verify your age by providing an honest response. This site contains gambling advertising for 24+.

Age-restricted content

Vous n'avez pas l'âge requis pour consulter les contenus liés aux paris. Vous allez être redirigé vers la page d'accueil.

محمد صلاح والدوري التركيai - Gemini

Traduit par

Salah change les règles du jeu : le projet saoudien a-t-il perdu de sa superbe face à la ruse turque ?

Le marché des transferts n'est plus une simple course entre les clubs pour savoir qui paiera le plus. Le paysage a beaucoup changé au cours des dernières années, et la force d'un projet se mesure désormais à sa capacité à convaincre le joueur avant de l'attirer avec de l'argent.

Le transfert de Mohamed Salah à Trabzonspor est peut-être l'exemple le plus clair de cette évolution, après que le club turc a réussi à conclure une opération dont le nom est resté associé au championnat saoudien, et à Al-Ittihad en particulier, pendant de longues années.

L'arrivée de Salah en Turquie ne représente pas seulement une victoire pour Trabzonspor, elle ouvre aussi la porte à une question plus large : les clubs turcs ont-ils commencé à devancer les clubs saoudiens dans la bataille des grands transferts ? Les sommes colossales que dépensent les clubs de Turquie, ajoutées à leur capacité à créer un engouement populaire et marketing autour de leurs stars, ont rendu la concurrence avec la Roshn League plus manifeste que jamais.

  • FBL-TUR-SUPERLIG-TRABZONSPORAFP

    Salah, le transfert qui a renversé l'équilibre

    Mohamed Salah a été l'un des noms les plus liés au projet du championnat saoudien depuis 2023, et Al-Ittihad est apparu tout particulièrement comme une destination possible pour lui à plus d'une occasion, mais l'affaire est restée loin d'être conclue malgré le passage de plusieurs périodes de transferts.

    Cette fois, le décor a complètement changé. Trabzonspor ne s'est pas contenté de présenter une offre financière, il a construit autour de Salah un projet complet : un accueil populaire massif, un large intérêt médiatique et une valeur marketing colossale pour un club qui n'a habituellement pas l'occasion d'attirer un nom d'une telle envergure.



    Pour Trabzonspor, Salah n'est pas seulement un ailier qui marque et délivre des passes décisives, mais une marque commerciale ambulante. Sa présence est capable de faire grimper les ventes de maillots, d'attirer les sponsors, d'augmenter l'audience et de faire monter la valeur des publicités, en plus d'offrir au championnat turc lui-même une nouvelle star mondiale.

    Et c'est précisément là que l'affaire dépasse les simples chiffres inscrits dans le contrat : Trabzonspor n'achète pas seulement un joueur, mais un phénomène populaire, médiatique et touristique dont les répercussions peuvent s'étendre au-delà du terrain.

  • Publicité
  • Galatasaray SK v Rennes - Pre-Season FriendlyGetty Images Sport

    Osimhen et Sané font sensation

    Mohamed Salah n'était pas le seul cas à révéler la capacité des clubs turcs à concurrencer l'Arabie saoudite sur le marché des stars.

    Galatasaray a réussi à conclure l'un des plus gros transferts de l'histoire du football turc en recrutant le Nigérian Victor Osimhen en provenance de Naples, malgré l'association du nom du joueur au championnat saoudien. Les rapports évoquaient même son refus de rejoindre la Roshn League et sa préférence pour poursuivre sa carrière en Europe.

    Le club turc ne s'est pas arrêté à Osimhen, puisqu'il a également réussi à recruter l'Allemand Leroy Sané, un nom qui avait lui aussi été associé par le passé à un transfert en Arabie saoudite.

    Quant à Fenerbahçe, il a été très présent dans la compétition, après avoir engagé Anderson Talisca en provenance d'Al-Nassr, dans un transfert qui a confirmé que les clubs turcs sont capables d'attirer des joueurs du championnat saoudien lui-même, avec un salaire colossal atteignant environ 15 millions d'euros par an.

    Le club a également réussi à s'attacher les services de N'Golo Kanté en provenance d'Al-Ittihad, dans un autre mouvement qui confirme que le sens de la circulation n'est plus nécessairement uniquement de l'Europe vers l'Arabie saoudite, mais que la Turquie a commencé à entrer en scène et à s'emparer de noms associés à la Roshn League.

    Beşiktaş, de son côté, s'était déjà tourné vers des noms internationaux, parmi lesquels Dele Alli, qui avait été associé auparavant à Al-Hilal, élargissant ainsi la liste des transferts qui rendent la comparaison entre les deux marchés plus réaliste.

  • FBL-TUR-SUPERLIG-TRABZONSPORAFP

    Ce n'est pas une guerre d'argent, mais une guerre de projets

    Le paradoxe, c'est que l'Arabie saoudite dispose encore d'une puissance financière bien supérieure, surtout après le rachat par le Fonds d'investissement public de plusieurs grands clubs, et l'arrivée d'entreprises et d'investissements colossaux dans le secteur sportif.

    Mais l'argent seul ne suffit plus. Un joueur de 34 ans comme Salah, ou une star au sommet de son art comme Osimhen, peut rechercher d'autres facteurs en plus du salaire : la compétition européenne, la ferveur des supporters, les ambiances historiques, la participation aux grandes compétitions, ainsi que la valeur qu'un club peut apporter à sa carrière.

    La Turquie possède tous ces atouts réunis. Le championnat là-bas n'est pas une simple compétition locale, mais une porte d'entrée vers la Ligue des champions et la Ligue Europa. Ses grands clubs bénéficient d'une immense popularité historique, tandis que des villes comme Istanbul et Trabzon représentent des facteurs d'attraction supplémentaires pour les joueurs et leurs familles.

    C'est pourquoi, lorsque les clubs turcs entament des négociations avec un joueur de dimension internationale, ils ne lui proposent pas seulement de l'argent, mais lui vendent une expérience complète.

  • VOUS AVEZ APPRÉCIÉ CETTE HISTOIRE ?

    Ajoutez GOAL.com à vos sources préférées sur Google pour consulter davantage de nos articles

    Suivez GOAL sur Google
  • La ruse turque entre dans la bataille

    L'une des principales raisons du succès turc au cours de la dernière période réside dans l'évolution de la manière même de mener les négociations.

    Les clubs turcs sont désormais plus à même de proposer des offres alliant salaire élevé, projet sportif, rôle de titulaire et valeur populaire et commerciale du joueur, tout en profitant de la volonté de certaines stars de rester en Europe.

    À lire également : Salah et la quête du trône : un scénario historique qui ramène le roi au sommet de l'Europe

    À l'inverse, il semble que les clubs saoudiens soient appelés à perfectionner leurs outils de négociation, surtout depuis que le nom de « l'Arabie saoudite » ne suffit plus à lui seul à conclure une transaction, quelle que soit l'ampleur de l'offre.

    La concurrence est devenue plus intelligente : l'agent s'informe désormais sur le projet avant le salaire, le joueur s'interroge sur son rôle avant la valeur du contrat, et le club se renseigne sur le retour commercial avant de débourser des dizaines de millions.

  • FBL-KSA-NASSR-DAMACAFP

    Le projet saoudien a-t-il perdu son prestige ?

    Il ne serait pas logique d'affirmer que le projet saoudien a perdu de sa superbe à cause d'un ou de plusieurs transferts, car la Roshn Saudi League compte toujours dans ses rangs des noms de dimension internationale, et sa puissance financière demeure l'une des plus importantes au monde.

    Mais ce qui se passe en Turquie constitue une véritable sonnette d'alarme. L'Arabie saoudite a réussi, dans une première phase, à attirer les stars grâce à une énorme puissance financière, tandis que la prochaine étape exige quelque chose de plus grand : bâtir un championnat qui donne au joueur l'envie d'y venir avant même d'avoir vu la valeur du contrat.



    Le transfert de Salah à Trabzon confirme que l'argent n'est plus le seul facteur décisif, et que les clubs turcs ont commencé à savoir comment investir dans leur histoire, leurs supporters, leur position européenne et leur valeur commerciale afin de concevoir des offres difficiles à refuser.

    Et le message le plus important pour l'Arabie saoudite est peut-être clair : la concurrence ne se joue plus sur celui qui paie le plus, mais sur celui qui possède le projet le plus convaincant.

    Si les clubs de la Roshn Saudi League assimilent tôt cette équation, la puissance financière saoudienne deviendra encore plus redoutable lorsqu'elle se combinera à la force marketing, populaire et sportive.

    En revanche, si le pari continue de reposer sur le seul argent, le marché turc pourrait se retrouver face à une véritable occasion de modifier l'équilibre des forces dans les transferts de stars.