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رونالدو - البرتغالai - Gemini

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Ronaldo et le Portugal… Quand la passion se transforme en fardeau

Dans le football, certaines stars quittent les terrains de bonne heure, tandis que d’autres s’accrochent jusqu’à la dernière minute. Cristiano Ronaldo appartient sans aucun doute à cette deuxième catégorie : il a bâti une carrière exceptionnelle de plus de vingt ans et a presque tout remporté, mais il aborde encore chaque match comme si c’était sa dernière chance de prouver sa valeur.

Le problème ne réside pas dans son ambition ou sa passion, mais dans la façon dont cette passion est canalisée sur le terrain.

À mon sens, Ronaldo est devenu l’une des sources de pression que subit la sélection portugaise en vue de la Coupe du monde 2026, non pas parce qu’il est un mauvais joueur ou qu’il est sur le déclin sur le plan technique, comme certains tentent de le faire croire, mais parce qu’il continue de vouloir endosser des rôles qu’il n’est plus capable d’assumer avec la même efficacité qu’il y a dix ans.

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    Une course contre la montre

    La principale crise que traverse Ronaldo aujourd’hui est qu’il refuse encore de s’incliner devant le temps, préférant lui livrer un combat inutile.

    Au début de sa carrière, il était capable de courir pendant tout le match, de presser, de s’élancer, de marquer sur des demi-occasions et de transformer des coups francs comme s’il s’agissait de penalties. Aujourd’hui, la donne a changé : l’âge et les évolutions physiologiques inévitables ont modifié son profil, quel que soit son palmarès.

    Pourtant, le quintuple Ballon d’Or continue souvent de se comporter comme si rien n’avait changé.

    Son bilan des coups francs en témoigne : il continue de tirer la plupart des coups de pied arrêtés proches du but, alors que son taux de réussite a nettement baissé ces dernières années. Marquer sur coup franc direct est devenu un événement exceptionnel, plus une arme récurrente comme par le passé.

    Le problème n’est pas tant de manquer un ou deux coups francs que de s’obstiner à défier le temps plutôt que de s’y adapter. Plus il s’entête, plus la pression monte sur lui et sur l’équipe.

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  • Portugal v Congo DR: Group K - FIFA World Cup 2026Getty Images Sport

    Le Portugal entend écrire sa propre histoire.

    Affirmer que Ronaldo ne bénéficie pas d’un soutien suffisant de la part de ses coéquipiers n’est pas infondé : il est visible que la sélection portugaise manque parfois de cohésion, malgré l’abondance de talents dans chacune de ses lignes.

    Mais pourquoi ce phénomène se produit-il ?

    La génération actuelle regorge de talents aux ambitions personnelles : Bruno Fernandes, Bernardo Silva, João Neves, Vitinha et d’autres refusent de se contenter d’un rôle secondaire dans le dernier chapitre de Ronaldo et veulent aussi écrire leur propre histoire.

    Défi et fierté : comment l’équipe nationale saoudienne affronte-t-elle la « révolution espagnole » ?

    La réalité, c’est que la présence écrasante de Ronaldo fait que tout tourne autour de lui : chaque attaque doit aboutir à lui, chaque coup de pied arrêté lui est adressé, et chaque débat médiatique commence et se termine par son nom.

    Même si ce n’est pas volontaire, certains joueurs ressentent une réduction de leur marge de manœuvre. D’où des blocages psychologiques et techniques qui ne se traduisent pas dans les déclarations, mais se lisent sur le terrain.

  • Portugal v Congo DR: Group K - FIFA World Cup 2026Getty Images Sport

    La plus grande crise

    Malgré les arguments précédents, imputer l’entière responsabilité à Ronaldo serait réducteur.

    La principale cause de la confusion qui règne au sein de l’équipe du Portugal reste l’entraîneur Roberto Martínez : le problème ne réside pas seulement dans la présence de Ronaldo, mais dans l’incapacité de l’entraîneur à gérer correctement cette présence.

    Les grandes sélections nationales réussissent quand leur sélectionneur a le courage de prendre des décisions difficiles, même lorsqu’elles concernent les plus grandes stars. Or Martínez semble parfois hésiter à aborder ce sujet, laissant le Portugal coincé entre une nouvelle génération impatiente de prendre les rênes et une légende historique qui veut demeurer sous les feux des projecteurs.

    Utilisé à bon escient, Ronaldo aurait pu constituer une arme tactique redoutable, capable de faire basculer les rencontres grâce à son expérience immense ; mais le traitement qui lui est réservé, comme s’il était encore le même joueur qu’il y a dix ans, nuit autant au joueur qu’à l’équipe.

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    Il reste encore du temps

    Malgré les critiques, le Portugal et Cristiano Ronaldo restent des facteurs incontournables.

    Le tournoi est encore long et la sélection portugaise possède l’un des effectifs les plus solides au monde, tant en termes de qualité que de profondeur. De plus, Ronaldo reste capable de faire la différence dans les moments décisifs, à condition d’être utilisé à bon escient.

    Pourtant, avant de viser l’ultime trophée, un bilan lucide s’impose : CR7 doit accepter de doser ses efforts plutôt que de vouloir tout porter, et Martinez doit avoir le courage de l’intégrer comme un maillon clé plutôt que comme l’unique pivot de son système.

    Seul ce double ajustement permettra au Portugal de se muer en véritable prétendant à la Coupe du monde, plutôt que de rester une sélection vivant de ses lauriers. Dans le cas contraire, le tournoi risque de se transformer en une nouvelle chronique d’occasions manquées pour une génération d’or qui méritait mieux.