Le jour de la Saint-Valentin, le Real Madrid a enfin renoué avec son public. Dans un Santiago Bernabéu apaisé, libéré de ses récents tourments, les hommes d'Alvaro Arbeloa ont signé une huitième victoire consécutive en championnat en balayant une Real Sociedad trop tendre et fatiguée (4-1). Sans Kylian Mbappé, ménagé en vue du choc européen crucial face au Benfica de Mourinho, les Merengues ont trouvé leur équilibre. Portés par la vision périphérique de Trent Alexander-Arnold et la malice d'un Vinicius Junior insaisissable, ils reprennent provisoirement les rênes de la Liga. L'amour est dans le pré, la crise semble bien loin.
Getty Images SportReal Madrid - Real Sociedad (4-1) : Vinicius et Trent régalent le Bernabéu
Getty Images SportTrent à la baguette, Gonzalo à la finition
L'une des clés de ce renouveau porte l'accent britannique. Titularisé dans son couloir droit, Trent Alexander-Arnold a rappelé pourquoi son pied droit vaut de l'or. Dès la 4e minute, l'Anglais distillait une merveille de centre que le jeune Gonzalo, parfait dans son rôle de vrai "neuf", déviait subtilement dans les filets (1-0). Un but clinique qui validait le plan de jeu d'Arbeloa. Mais le Real, fidèle à sa fébrilité chronique, laissait la Real Sociedad revenir dans la partie. Une intervention imprudente de Huijsen sur Yangel Herrera offrait un penalty logique à Mikel Oyarzabal, qui ne tremblait pas (1-1, 21e).
AFPVinicius, l'art du penalty
Piqué au vif, le Real a répliqué par son magicien brésilien. Vinicius Junior, plus souriant et moins râleur qu'à l'accoutumée, a fait vivre un calvaire au pauvre latéral Aramburu. Par deux fois, le Basque est tombé dans le piège des feintes chaloupées du Brésilien dans la surface. Résultat : deux fautes, deux penaltys. Vinicius transformait le premier avec un petit saut à la Jorginho (2-1), puis le second avec autorité au retour des vestiaires (4-1, 48e) après un petit pont d'anthologie sur son garde du corps.
Getty Images SportValverde nettoie la lucarne
Entre-temps, le Real avait déjà creusé l'écart sur une superbe action collective. Fixant la défense, Vinicius et Carreras créaient un décalage exploité par Fede Valverde. L'Uruguayen, libéré par le travail de ses ailiers, envoyait un missile dans la lucarne de Remiro depuis l'entrée de la surface (3-1, 40e). Un but qui résume l'harmonie retrouvée d'un milieu de terrain madrilène dominateur face à des Basques asphyxiés par leur récent marathon en Coupe du Roi.
Getty Images SportLisbonne dans toutes les têtes
La seconde période n'a été qu'une longue procession vers la victoire, gérée avec intelligence par un Arbeloa serein. Le coach s'est même offert le luxe de faire entrer ses convalescents, Carvajal et Alaba, pour leur redonner du rythme. Le Real Madrid a gagné, avec la manière et sans son astre français, prouvant que le collectif primait enfin. Une répétition générale idéale avant de s'envoler pour Lisbonne, où le diable Mourinho attend les Merengues de pied ferme pour le match de l'année.